Bourse : le meilleur placement en bourse se trouve dans les actions

taux-interetsIl est légitime de se poser la question Les actions sont-elles le meilleur placement en bourse ? D’autant plus qu’une étude de l’AMF de 2013 indique que sur une période allant de 1988 à 2013, soit 25 ans. Le rendement réel moyen d’un capital investit dans des actions françaises est de 5,81 %, dividendes réinvestit. Pour calculer le niveau de rendement réel moyen au cours de ses 25 ans, les statisticiens en charge de cette étude se sont basés sur la variation du niveau des prix de l’actif considéré, obligations, actions, le prix de l’immobilier et le cours de l’or. Auquel ils ont ajouté la somme des intérêts (dividendes pour les actions, ou loyers pour l’immobilier) afin d’obtenir le rendement nominal. Le rendement réel est obtenu en recalculant celui-ci afin de prendre en compte le taux d’inflation. L’étude de L’AMF nous apprend que la performance des marchés action est bien meilleure que d’autres types de placements, comme le livret A offrant un rendement moyen réel de 1,38 % par an, l’or avec un rendement réel moyen de 3,61 % ou l’immobilier et un rendement réel moyen de 3,76 %. Au vu de ces chiffres il semblerait que Les actions sont le meilleur placement en bourse, pourtant comme nous allons le voir dans la suite de cet article, les choses ne sont pas aussi simples.

Depuis la crise de 2008 les Français se détournent des actions

gestion-risqueUne autre étude menée par la TNS Sofres nommée Baromètre de l’épargne, dont le donneur d’ordre est La Banque Postale indique qu’en novembre 2011, la proportion de Français estimant que c’était « plutôt le bon moment de placer son épargne en bourse » n’était que de 25 % alors qu’ils étaient 52 % avant la crise de 2009. Le tsunami qui s’est abattu sur les marchés financiers a joué un rôle important dans la fuite des capitaux des petits épargnants hors des actions. Leurs capitaux se sont investis dans les placements jugés peu risqués, et ce au détriment du rendement, bien que la décote constatée sur les marchés permettait de faire de bonne affaires. Cette étude nous apprend que l’investissement en action est le plus bas depuis que celle-ci a été lancée en 2004. En effet 88 % des personnes interrogées lors de cette enquête déclarent préférer la sécurité de leurs placements au risque. Ainsi en Décembre 2013 seulement 8,4 % des Français déclaraient détenir des actions en direct. En décembre 2012, ils étaient encore 11,1 %, 11,7 % en décembre 2009 et 13,8 % en décembre 2008. En avril 2013, 91 % des Français perçoivent les valeurs mobilières comme « risquées » contre 87% en mai 2012. Ils sont 56 % à les juger les actions comme des placements « très risquées ». En juin 2007, 18 mois avant la crise seuls 33 % partageaient cette opinion. Même son de cloche pour les obligations. 81 % des Français interrogés pour cette étude les jugent risquées.

Le prix des actions, une affaire de perception des risques

cac-40-20141La grande difficulté pour les investisseurs particuliers réside dans la bonne estimation du risque pris lors de l’achat, comment bien déterminer le prix du titre et les objectifs de cours. De plus cet exercice est rendu d’autant plus difficile que les actions se caractérisent par une volatilité importante de leurs cours, dès lors leur performance est logiquement impactée par le moment du cycle au cours duquel la prise de position sera réalisée. Si l’entrée sur le marché se fait sur un plus haut alors les chances de rendement sont quasi nulles, pire le risque d’encaisser une lourde perte est à son maximum. Les petits investisseurs gardent un mauvais souvenir de la bulle internet dans les années 2000. En effet à cette période le CAC40 culminait à des niveaux proches des 7000 points, (il a atteint son record historique le 4 septembre 2000 à 6944 points). Bien loin des 4200/4500 actuels, en revanche un investisseur étant entré sur le marché en 2003 alors que le CAC était aux environs de 3000 points aurait engrangé un bénéfice de 50% hors dividendes sur une période de 10 ans. Enfin, l’étude de l’AMF confirme qu’investir sur les marchés actions doit avant être fait dans une perspective long terme permettant de gommer les fortes variations de rendement. Ainsi, les bénéfices accumulés sur les placements effectués sur le marché boursier français en 1998 ont été suffisamment conséquents pour compenser les pertes enregistrées lors des deux krachs boursiers de 2001/2002 et de 2008.


La Bourse reste le placement le plus efficace par Europe1fr

Conclusion

billet-euroÀ long terme le placement en actions offre une bonne rentabilité, toutefois sa performance reste en deçà des obligations d’État à 10 ans ayant rapporté un peu plus. Pour finir sachez chers lecteurs que les auteurs de l’étude de L’AMF signalent que la bonne performance globale des obligations d’État Françaises ou non, est intrinsèquement liée aux politiques de taux d’intérêt bas menées par les Banques centrales durant la période analysée. Augmentant ainsi les risques sur les marchés actions et poussant la hausse du cours des obligations.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Devenez trader en bourse sans connaissances !

Découvrez comment des milliers de personnes ont fait décoller leur épargne de plus de 400 % en seulement quelques mois ! 

Félicitation !