Les bandes de bollinger : Indicateur pour maîtriser la volatilité

Parmi les outils nécessaires à l’élaboration de toute méthode, il convient de faire une large place à la manière d’appréhender la volatilité sur les marchés financiers. La notion de volatilité est une des plus délicates à appréhender parmi celles qui vous seront présentées dans cette série d’articles.

La volatilité est définie à partir de l’écart type des variations de cours. La notion de volatilité, historique ou implicite tient aujourd’hui une large place dans l’étude des marchés et est un élément indispensable pour diversifier les portefeuilles, gérer le risque ou pour calculer les prix des options ou des warrants par exemple. Plutôt que de vous imposer en détail les formules de la volatilité nous allons donc nous focaliser sur sa visualisation et sur l’utilisation pratique de cette notion pour les intervenants en Bourse.

Une action peu volatile reste proche d’un cours de référence, stable, ni en tendance haussière ni en tendance baissière. Ces actions peu volatiles, dont le cours varie peu et dans une zone très étroite, n’offrent que peu ou pas de possibilité de gain. Posséder de tels actifs stagnants immobilise inutilement une partie du capital.

Il est cependant utile de repérer et de surveiller les actions peu volatiles car une sortie de la zone neutre autrement dit une brusque hausse de la volatilité, constitue un signal d’anomalie. A l’inverse de ce qui se passe dans la zone de stagnation, les actions en brusque hausse de volatilité deviennent susceptibles de départ en tendance. Il est primordial d’identifier le risque de variation brusque des cours car elles offrent de réelles opportunités de gain à l’investisseur attentif.

En isolant les périodes où les cours restent contenus dans une mince fourchette de variation des périodes où ils empruntent des canaux directionnels clairement identifiés, vous serez en mesure d’allouer votre capital à des opportunités nettement plus rémunératrices.

Parmi les outils de l’Analyse Technique les bandes de Bollinger, du nom de l’inventeur de cet outil d’aide à la décision, permettent d’identifier les périodes d’accalmie (faible volatilité) des périodes plus directionnelles (volatilité importante) qui propulsent les cours dans un laps de temps très bref vers un nouveau sommet ou, malheureusement, vers un nouveau plus bas.

Certaines méthodes complètes reposent entièrement sur l’étude de la volatilité. Mais vous comprendrez qu’il ne s’aurait en aucun cas s’agir du seul outil dont doivent disposer les investisseurs. C’est pourquoi nous vous présentons dans les articles suivants d’autres indicateurs graphiques qui permettent de suivre l’évolution d’une hausse des cours une fois celle-ci déclenchée et de maximiser la rentabilité des investissements.

Le graphe de l’action KBC qui illustre cet exemple vous est présenté sous forme de bâtonnets hebdomadaires (barcharts en anglais). Cette représentation des cours donne plus d’information en un seul coup d’œil que la représentation, par exemple, par une simple ligne continue joignant les cours de clôture Le haut de chaque bâtonnet correspond au plus haut de la semaine alors que le bas représente le plus bas atteint pendant cette période. Le niveau d’ouverture du lundi et de clôture du vendredi sont respectivement donnés par les encoches de gauche et de droite situées sur chaque barre.

De juillet à septembre 2003 les cours restèrent cantonnés entre 33€ et 38€. Les bandes de Bollinger, c-à-d les deux courbes qui entourent les cours, se resserrèrent, présentant un écartement particulièrement faible. La volatilité de l’action était alors à son minimum depuis des années.

Un investisseur attentif devait alors, techniquement parlant bien entendu et sans omettre de suivre l’actualité et les performances économiques de la société, garder sous surveillance KBC sans pour autant s’engager en achetant. En effet, il ne sert à rien de garder en portefeuille une valeur dont les cours stagnent, l’argent immobilisé ne produisant pas de plus value. Mais un resserrement de volatilité précède souvent un départ en tendance. Comme un ressort qui se comprime les cours enfermés dans une bande étroite ne demandent qu’à exploser s’ils en sortent.

Cette sortie se produisit dès le début 2004 avec le passage des cours au-dessus de la bande de Bollinger supérieure. Le signal technique d’achat ainsi généré permet de ne commencer à se placer sur la valeur qu’au démarrage d’un éventuel mouvement haussier. Nous verrons dans les articles suivants quelques techniques permettant de suivre la position, de la conserver tant que le mouvement haussier a de bonnes chances de durer, d’éventuellement la renforcer pour profiter encore plus de la hausse, puis de sortir alors que la probabilité de fin de hausse devient importante de manière à reporter ses liquidités vers de meilleures opportunités.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Devenez trader en bourse sans connaissances !

Découvrez comment des milliers de personnes ont fait décoller leur épargne de plus de 400 % en seulement quelques mois ! 

Félicitation !