Comment placer ses stop loss ?

Les lignes de tendance et les moyennes mobiles aident à suivre la bonne santé d’une hausse des cours. Elles donnent aussi un signal de sortie de position, un signal de vente, un niveau des cours invalidant l’hypothèse de la poursuite de cette tendance. Si une action ne continue pas à monter il est inutile de garder celle-ci en portefeuille et de risquer de reperdre tout ce que l’on a gagné. L’analyse technique permet donc de déterminer un niveau en dessous duquel l’investisseur abandonnera un actif pour se reporter sur un autre.

Mais il nous est aussi arrivé à tous de nous trouver avec une position perdante et condamné à attendre pendant des mois, voire des années, avant de retrouver notre niveau d’achat. Cette situation, fort désagréable, présente deux inconvénients majeurs : d’une part nous ne sommes jamais assurés de récupérer notre perte sur cette ligne d’actions, d’autre part l’argent immobilisé sur cet actif perdant n’est plus disponible pour un investissement rentable.

Ce deuxième inconvénient est souvent négligé par les investisseurs individuels victimes du vieil adage boursier « Pas vendu, pas perdu » qui les condamne à posséder des lignes d’action alourdissant leur portefeuille et diminuant leur performance globale.

L’Analyse technique permet à l’investisseur d’éviter ces situations à la fois stressantes et peu rentables. Il s’agit alors pour lui de limiter la perte à un niveau acceptable ne mettant pas en danger son portefeuille et lui permettant de disposer de liquidités à placer sur d’autres actions ou sur d’autres supports à fort potentiel de gain.

Bien entendu, il arrivera que l’action abandonnée prenne quand même un peu plus tard le chemin de la hausse. Si ce cas se produit, une petite perte aura été subie mais rien n’empêche de revenir sur celle-ci avec un nouvel achat.

Par contre, si le marché se retourne et que l’action s’effondre et perde une grande partie de sa valeur, l’investisseur sera bien heureux d’être sorti à bon compte d’une position délicate. Tous ceux qui encore aujourd’hui possèdent des lignes d’actions technologiques achetées aux environs du plus haut de la bulle Internet de 1999-2000 comprennent sûrement l’utilité du placement d’un stop loss.

De même, un investisseur ayant essayé par exemple de se placer pour un nouvel élan haussier de Mobistar début janvier 2006 serait sorti de sa position en revendant avec une légère perte quelques semaines plus tard. Le capital ainsi libéré aura trouvé sans problème une nouvelle affectation plus rentable durant la très belle période de hausse que nous avons connu dans le premier semestre 2006.

Placer correctement un stop évitant la perte abyssale est primordial. Dans le prochain article nous verrons que déterminer l’emplacement d’un stop-loss ne constitue que la première partie du travail de gestion du risque que doit appliquer un investisseur conscient des dangers encourus lors des placements en Bourse.

Pour bien comprendre le principe du stop-loss il ne suffit pas de se placer dans un cas idéal car, tout investisseur et tout trader l’a souvent constaté, l’histoire des positions boursières n’est pas constituée que de succès.

Reprenons le cas de l’action Mobistar : au tout début 2006 un signal d’achat technique basé sur la volatilité, que nous avons étudié il y a deux semaines, se produit. Un investisseur convaincu que cette action est un bon placement aurait donc acheté vers 70€ et placé son stop-loss sur 65€. Le risque par action aurait donc été de 5€, soit environ 7%, et le nombre d’actions achetées calculé pour que la perte éventuelle sur cet investissement ne mette pas en danger le portefeuille de l’investisseur.

L’action Suez illustre bien la succession possible d’un achat ayant échoué et d’un autre ayant réussi à procurer une plus values. Un premier signal d’achat en août 2005 provoque une perte lors de la baisse de novembre car le niveau de stop-loss étant touché l’investisseur décide de sortir de position pour ne pas risquer de se trouver immobilisé avec une action baissière. Il accepte donc une perte d’un peu moins de 2€ par action, soit 7%.

Cependant, un nouveau signal d’achat mi-décembre le conduit à se replacer sur cette action à 25€ environ. Cette deuxième position se révèle gagnante et permet de dégager une plus-value minimum de 6€ , soit 24% en l’espace de quelques mois seulement.

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