Charlie Hebdo, comment se finance le Djihad

Financement-terrorismeDans cet article intitulé Charlie Hebdo, comment se finance le Djihad international ? Je vous propose de comprendre les moyens détournés utilisés par les groupes terroristes et leurs sponsors pour transférer leur argent. L’exemple le plus marquant est sans doute celui de l’E.I ou Daech. Ce groupe terroriste après avoir pris le contrôle de champs pétroliers et de raffineries en Irak et en Syrie, vendait tout simplement son baril de pétrole brut sur le marché noir, à des prix défiant toute concurrence. Ce trafic est désormais moins lucratif depuis l’action de la coalition internationale, mais aussi en raison de la chute vertigineuse du pétrole ses 6 derniers mois (passant environ de 115$ à 50$). Au plus fort de l’été 2015, avant les bombardements des raffineries et la mise hors de production des puits de pétrole, les revenus estimés du pétrole de l’E.I étaient estimés à 1 à 3 millions de dollars par jour. Les experts du renseignement avancent le chiffre de 150 millions de revenus par mois pour cette organisation connue comme le groupe terroriste le plus puissant. Un groupe ayant des velléités d’État, puisqu’au-delà des revenus passés du pétrole, celui-ci collecte l’impôt auprès des 8 millions de personnes vivant sur le territoire qu’il occupe.

Les revenus cachés des entreprises terroristes

Les attentats contre Charlie Hebdo et de l’Hypermarché Cacher de la Porte de Vincennes, rappellent cruellement que le terrorisme est devenu une menace globale. Un réseau mondial soutenu par des fonds venant de diverses provenances. Si le fonctionnement du groupe terroriste Daech, reste unique tant par son fonctionnement proche de celui d’un état, et donc par sa taille, les chiffres couramment évoqués oscillent aux alentours de 20.000 à 50.000 hommes. Cela n’a pas toujours été le cas, d’autres groupes terroristes plus petits recourent à divers moyens pour se financer. Ainsi le racket des habitants des zones dans lesquelles ils sévissent est monnaie courante, tout comme les rançons pour éviter l’exécution d’otages. Les services secrets parlent de plusieurs millions de dollars par otage occidental. La vente d’arme est aussi un moyen de collecter des fonds pour financer les opérations de terreur, tout comme l’organisation de réseau de trafic et de vente de drogue. Les groupes Djihadistes utilisent aussi le trafic d’œuvres d’art sur le marché noir pour se financer, ce qui représente une véritable manne financière, la région étant l’un des plus anciens berceaux de l’Humanité. Enfin une large partie se fait à travers les donateurs privés et même étatiques par le biais d’agences de renseignements ou d’organisations religieuses et humanitaires. En effet les divergences d’intérêts entre les politiques étrangères des états impliqués au Moyen-Orient accouchent d’une situation inextricable, ou la vérité de situation contredit le discours officiel.

Terrorisme qui tient le cordon de la Bourse ?

2821238-ide-monde-ei-jpg_2455810Le financement du Jihad international est marqué par le sceau des contradictions et intérêts de différents acteurs de poids dans la région du moyen orient. Comme le démontre la disparité de la coalition internationale pour mener une opération militaire contre Daech. La présence à la même table d’officiels des USA, de l’Arabie Saoudite, et du Qatar dans une tentative de lutter contre ce groupe, n’empêche pas des acteurs de ces mêmes pays de faire exactement l’inverse en soutenant financièrement ces groupes Djihadistes. En effet un article du Financial Times rapporte que le Qatar dans la volonté de renverser le régime Syrien aurait fourni 3 Milliards de dollars aux divers groupes terroristes luttant contre l’armée de Bashar El Assad. L’Arabie Saoudite est un sponsor généreux pour les groupes terroristes depuis l’époque de la lutte contre les soviétiques en Afghanistan. De nombreux princes saoudiens ont soutenus les activités d’Oussama bin Laden, alors qu’officiellement le pouvoir à Ryad du roi Fahd fermait les yeux, avec un soutien logistique et la fourniture d’armes par les USA. Certains princes Saoudiens ou Qataris sont bien connus pour leurs donations à des organisations soutenant le terrorisme, même si aujourd’hui la politique dans ces deux pays est la lutte contre le terrorisme, par le biais de l’assèchement financier.

Conclusion

4430243_d3cd4c219e3df2fb3e5c02e98c8dc74ed735f62d_545x460_autocropUne situation ubuesque ayant perduré des années, et qui aura vu l’avènement d’une multitude de groupes terroristes sponsorisés par les monarchies du golfe. Une situation instable qui déborde parfois du seul Moyen-Orient, pour venir frapper l’Occident sous la forme d’attentats cruels, comme celui qui fut perpétré le 7 janvier 2014 par les terroristes, les frères Kouachi dans la rédaction de Charlie Hebdo, et celui du 11 Janvier 2014 par Amedy Coulibaly dans l’hyper Cacher de la porte de Vincennes à Paris.

 

 

 

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