Les valeurs bancaires se rient d’une sortie de la Grèce de la zone euro

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LES-BANQUES-FRANCAISESLe bras de fer entre la troïka et la Grèce, ayant débuté avec l’élection de M. Tsipras nouveau président grec, ne semble pas le moins du monde effrayer les valeurs bancaires. En effet, on peut noter que sur le CAC 40 la progression de plus de 10 % depuis le début de l’année confirme la grande confiance que le marché à dans l’économie européenne, mais aussi la solidité de la zone euro. Une zone euro dont l’explosion a été prédite de nombreuses fois par les habituelles Cassandre. Dans cet article, je vous propose ma vision sur la question pourquoi les valeurs bancaires se rient d’une sortie de l’euro par la Grèce. L’endettement grec qu’il soit de nature privée ou publique, et des risques de contagion pouvant toucher les acteurs économiques privés comme publics des pays de la troïka, est un sujet complexe. Pour un investisseur, les questions liées à la monnaie unique européenne, mais aussi la question de la dette privée, et donc détenue par les banques est un sujet central. Le représentant une toujours une monnaie aussi solide, et les valeurs bancaires sont-elles réellement immunisées à tout risque de contagion comme on avait pu le constater en 2011 lors de la crise des dettes souveraines en Europe.

Publications 2014 de la Société Générale

Frédéric OudéaLe PDG de SocGen, Frédéric Oudéa a estimé lors de la publication des résultats 2014 avec un bénéfice net de 2,69 milliards d’euros, bien que celui-ci soit légèrement inférieur aux attentes comme solide. Offrant ainsi une excellente base pour déployer en 2015 une stratégie ayant pour horizon 2016. Les détenteurs d’actions seront ravis de ses bénéfices puisqu’ils se verront verser un dividende équivalent à 1, 20 € par action. Le cas emblématique de cette valeur bancaire souligne à quel point les choses peuvent changer sur les marchés financiers. En effet la Société Générale était l’une des banques françaises les plus exposés au risque de la dette grecque en 2011,

Exposée hier au risque Grec, désormais au Rouble et la Russie

Rosbank-societe-generaleCe n’est qu’après le plan de refinancement LTRO en 2011 de Mario Draghi le patron de la BCE, que celle-ci a pu se débarrasser de la majorité des créances douteuses. Néanmoins cet épisode de la dette souveraine en Europe passé, la Société Générale a patiemment travaillé afin de faire baisser la charge du risque sur ces actifs toxiques, tout en améliorant ses différents métiers, notamment avec sa plate-forme de banque en ligne Boursorama. L’année 2014 aura été marquée, pour la SG par les pertes subies (538 millions d’euros), notamment via sa filiale Rosbank, suite aux sanctions votées par la communauté européenne pour l’annexion de la Crimée par la Russie, mais aussi l’effondrement du rouble. Il ne reste pas moins que l’année 2014 aura été une bonne année boursière pour le groupe bancaire et le secteur en général.

2015 une année propice aux marchés actions européens

Les marchés semblent immunisés au risque d’une sortie ordonnée ou non de la Grèce dans la monnaie unique européenne, comme en atteste un mois de janvier de très bon augure sur la majorité des places boursières européennes. On notera le contraste, avec 2014 pour l’indice boursier de la place parisienne le CAC 40 qui aura clos l’année à 0 %, tandis que le S&P 500 qui est l’indice phare américain aura progressé de près de 10 % en 2014. A la moitié du premier trimestre 2015, les rôles sont inversés, et c’est le CAC 40 prend 10 % alors que l’indice américain semble stagner. Les raisons sont nombreuses faisant que le marché se rie d’un risque de défaut de la Grèce sur sa tête. Premièrement la mesure exceptionnelle d’injection de liquidités décidées pour les 18 prochains mois par la BCE, la hausse prononcée du dollar face la monnaie européenne, et bien sûr la dégringolade des cours du baril de pétrole.

Sortie de la Grèce de la zone euro, quelle perception pour les marchés

sortie de la GrèceLe marché se souvient que c’est bien, l’Allemagne qui a largement contribué au sauvetage de la Grèce, pour autant aucun accord ne semble accessible après la première rencontre Tsipras Merkel qui devrait être suivie de nombreuses autres, tout comme celle du ministre grec de l’économie M. Varoufakis et son homologue allemand-Wolfgang Schäuble. Alors que la Grèce souhaite mettre un terme au plan d’austérité imposée par la troïka afin de réduire sa dette colossale, il semblerait que le marché ne s’inquiète plus tellement d’une sortie possible de la Grèce de la zone économique européenne et de sa monnaie unique, le risque ayant été transféré sur le bilan de la BCE.

Conclusion

Certains analystes estiment que le risque que l’on a connu en 2011 a changé de nature, et que celui-ci n’est plus systémique menaçant de faire écrouler le système bancaire. Ce qui explique sans doute les performances boursières des valeurs bancaires peu inquiètes d’une sortie de l’euro par la Grèce, du moins pour l’instant.

 

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3 Comments
  1. Greg

    13 février 2015 at 8 h 46 min

    Je pense que si ce n’est pas la panique c’est parce que les banques sont moins exposées que durant le première crise de la dette souveraine.

  2. Fabrice

    13 février 2015 at 8 h 51 min

    Ca ressemble assez au calme avant la tempete, ce bras de fer qui va commencer entre la grèce et l’U.E. Une sortie de la gréce n’est pas a écarter.

  3. François

    13 février 2015 at 9 h 02 min

    Pour complèter le commentaire précedent, le risque de contagion n’est pas sur les marchés cette fois-ci, mais plutot sur les peuples avec la progression de Podemos en Espagne

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