Trader le dollar une valeur refuge… vraiment ?

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EuroDollarDu point de vue des marchés financiers, je suis obligée de reconnaître que nous sommes dans une période exceptionnelle. Jamais dans l’histoire des marchés boursiers, le contrôle des banques centrales, ainsi que la parole de grandes institutions monétaires telles que le FMI n’aura été aussi prépondérante. Les sommes injectées dans les circuits financiers suite à la crise de 2008 avec le premier assouplissement quantitatif lancé par Ben Bernanke a fait gonfler le bilan de la Fed de près de 4000 milliards de dollars. Aujourd’hui la lourde tâche de la normalisation de la politique accommodante de la réserve fédérale incombe à son nouveau gouverneur Madame Janet Yellen. En effet, la Fed prépare les esprits à une hausse des taux directeurs aux États-Unis de 0, 25 % pas plus tard qu’en septembre 2015. Si les gérants de fonds de pension, et les traders particuliers semblent avoir intégré, une possible hausse des taux, alors l’on peut s’attendre à une hausse certaine du dollar américain. Puisque le billet vert reste l’étalon mondial, la devise incontestable qui donne le la aux autres monnaies. Dans cet article intitulé Trader le dollar une valeur refuge… vraiment ? Je vous propose de faire le point sur les possibilités qui s’offrent à vous pour le trading du Forex, et l’orientation possible des marchés en fin d’année 2015 début 2016.

Pendant ce temps-là, la déroute des matières premières se poursuit

Federal-ReserveActuellement, les marchés de devises sont focalisés sur la tragédie grecque et la baisse vertigineuse de la bourse chinoise, et des autres places asiatiques. Mais pour autant, le billet vert ne profite pas encore de ces événements. D’autant plus qu’il semblerait que la dégringolade des matières premières continue, en effet nombre d’entre elles ont atteint un plancher datant de 2012. L’indice Bloomberg a encore chuté de 1,4%, c’est sa cinquième séance de baisses consécutives, la plus longue depuis le mois de Mars. Les métaux précieux, les céréales, le pétrole, la chute est générale tandis que l’or est à un plus bas de 5 ans. Le billet vert, lui est au plus haut depuis le 13 avril. Le sentiment redevient haussier sur le dollar et on recommence à voir des prévisions de parité avec l’euro. Nombreux sont les investisseurs à penser que la hausse des taux d’intérêt américain est prévue pour septembre. Pour autant des voix discordantes se font entendre du côté du FMI, qui a demandé à la réserve fédérale américaine de retarder la hausse des taux d’intérêt en 2016. Car les risques de ralentissement de la croissance économique américaine ont augmentés, d’autant plus que celle-ci est lourdement endettée, tandis que le dollar reste à des niveaux élevés. Le FMI prévoit pour 2015 et 2016 une croissance du PIB réel de 2,5% et 3% respectivement. La dette extérieure nette des États-Unis devient un problème fondamental, sans cesse plus important.

Trader le dollar une valeur refuge, un fort potentiel de hausse, ou de déception

Trader le dollar, une valeur refugeL’on a pu assister à de nombreuses prises de position longue sur le dollar US, tandis que la grande majorité des cambistes s’est positionné short sur l’euro. À mon humble avis, je pense que ces positions présentent un haut niveau de risque car elles ne tiennent pas compte des fondamentaux. La hausse des taux d’intérêt américains et une politique plus restrictive de la Fed ne sont pas imminentes, cependant, sur les marchés des devises, les contrats pariant sur une dévaluation de l’euro atteignent un niveau record. Les actions américaines sont un actif risqué. Les dernières statistiques du BEA montrent que, fin du premier trimestre 2015, les États-Unis affichent une dette extérieure nette record de 6 794 milliards de dollars. Pour comparaison elle n’était que de 5 475 milliards de dollars neuf mois en arrière. Dans ce montant, les dettes extérieures des États-Unis dépassent ses avoirs. Si l’on décortique les chiffres l’on peut s’apercevoir que les États-Unis sont débiteurs, puisque les actifs américains à l’étranger s’élèvent à 25 324 milliards de dollars, tandis que le montant du passif est de 32 118 milliards. Avant la crise de 2007, le montant net du passif américain vis-à-vis du monde a été multiplié par un facteur de trois. Ce qui fait des USA et de loin, le plus grand débiteur de la planète… conclusion, le dollar américain est loin d’être un refuge sûr !

Conclusion

A l’heure actuelle, les cambistes sont presque tous longs en dollar US et courts en euro car la plupart anticipent une hausse des taux d’intérêt aux États-Unis et un affaiblissement de l’économie de la Zone euro en raison de la Grèce.

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Un conseiller vous contactera pour vous expliquer comment se positionner sur la bourse.

1 Commentaire
  1. daniel

    27 juillet 2015 at 17 h 39 min

    Investir dans le dollar, n’est pas une mauvaise idée du tout, et cela peu importe ce que l’avenir proche nous réserve, puisque sans jeu de mots c’est justement la monnaie de réserve mondiale, dès lors c’est aussi la plus solide

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