Tout savoir sur le QE pour bien en profiter dans vos trades

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Banque centrale européenneLe QE, pour « quantitative easing » ou « assouplissement quantitatif » vient de terminer sa première semaine. Cet outil faisant parti du dispositif de toute banque centrale permet de mener une politique monétaire accommodante dans le but de stimuler l’économie. Depuis la crise de 2008, la majorité des grandes banques centrales a lancé ce type de programmes, tout en abaissant dans le même temps ses taux directeurs à 0 %. Le programme d’injection massive de liquidités est dans l’air du temps, depuis plus d’un an lorsque le président de la banque centrale européenne Mario Draghi a promis de sauver l’euro quoiqu’il en coûte. La célèbre phrase « whatever it takes », prononcé durant la crise de la dette souveraine en 2010, après avoir vaincu les réticences de la Bundesbank lors de la mise en place du MES mécanisme européen de stabilité. Après la création du Mécanisme européen de stabilité, puis la mise sur pied de l’union bancaire, le QE unit encore davantage l’euro zone. Malgré la position de l’Allemagne, qui s’est opposée longuement à ce qu’elle considère comme un nouveau pas vers la mutualisation des dettes des États, que le Traité interdit. Dans cet article, je vous propose de tout savoir sur le QE pour bien en profiter dans vos trades.

Une décision longuement anticipée par les investisseurs

assouplissement quantitatifFinalement la cour de Karlsruhe a autorisé la mise en place par la banque centrale européenne d’un assouplissement quantitatif d’une valeur globale de 1.140 milliards d’euros, soit 60 milliards par mois jusqu’en septembre 2016. À la condition toutefois que 80% du risque soit supporté par la BCE elle-même, les 20% restant étant partagés par les banques centrales des pays de la zone euro, limitant ainsi le degré de solidarité entre contribuables européens lors des futurs achats. Ce programme de rachat massif de titres privés, mais essentiellement d'emprunts d’État évincent les investisseurs du marché obligataire puisque celui-ci ne fournit plus aucun rendement les poussant vers les actifs financiers plus rémunérateurs, mais aussi plus risqué. Les effets collatéraux de ce type de politique permettent aussi de faire baisser le cours d’une devise dans l’espoir de doper les exportations. L’efficacité de ce stimulus monétaire dépend en grande partie de la bonne volonté des banques à distribuer du crédit aux entreprises et aux ménages.

Quel impact le Q.E aura sur les marchés actions ?

Force est de constater que les marchés ont déjà intégré en grande partie l’annonce de l’assouplissement quantitatif de la banque centrale européenne dans les cours boursiers. En effet la majorité des indices boursiers européens sont en hausse depuis le début de l’année 2015, le CAC 40 flirtant désormais avec les 5000 points, niveau auquel il était avant la crise déclenchée par la faillite de la banque d’affaires américaine Lehmann Brother en 2008. Sur le marché obligataire, l’effet du Q.E devrait aussi se faire sentir puisque les rendements des obligations d’État sont à des niveaux historiquement bas, certains bons sont mêmes négatifs. En effet, pour les emprunts d’État, l’arrivée d’un acteur de poids telle la BCE déséquilibre inévitablement l’offre et la demande en obligations. La politique ZIRP (taux zéro de la BCE) pousse en effet les investisseurs à la recherche de rendement. Or le rendement moyen des actions de la zone euro mesuré par l’indice Euro Stoxx a atteint 3,5 % fin 2014.

L’euro à t-il atteint un plancher, sa valeur peut-elle encore baisser ?

l-euro-atteint-des-niveaux-historiquement-basLa baisse de l’euro, qui découle de ce plan, est une excellente nouvelle pour les bénéfices des entreprises de l’Euroland. Unanimes, les marchés ont intégrés la possibilité d’un euro faible et de manière durable. Ils fondent notamment leurs anticipations sur le fait que tous les programmes d’assouplissement quantitatif ou QE menés auparavant dans les autres pays (États-Unis, Japon…) ont fait baisser leur monnaie de manière très notable. Ainsi, les deux premiers QE aux États-Unis ont-ils fait reculer le dollar de 3,6 % à 10,8 %, selon les parités. Tout autant que la poursuite du repli de l’euro, c’est la généralisation de sa baisse qui importe pour la compétitivité des entreprises. Or, depuis début septembre, la monnaie unique a perdu 15 % par rapport au billet vert, mais son taux de change par rapport à ses principaux partenaires commerciaux n’a cédé « que » 6 %.

Conclusion

Le QE de la Banque centrale européenne (BCE), devrait être conforme à ces observations, aussi bien pour les marchés actions européens. De plus ce mouvement de hausse devrait être renforcé par la baisse de la monnaie unique, offrant plus de bénéfices pour les entreprises dont le chiffre d’affaire dépend fortement des exportations. C’est donc le bon moment pour investir en Bourse en profitant de l’effet richesse recherché par la mise en place de ce quantitative easing à l’européenne.

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3 Comments
  1. Martin

    16 mars 2015 at 11 h 30 min

    Le QE est une opportunité unique de gagner de l’argent facilement, attention tout de meme a ne pas rester trop longtemps investi, tout l’art consiste a savoir sortir du marché au bon moment…

  2. Alain

    16 mars 2015 at 11 h 36 min

    merci pour cet excellent article sur le quantitative easing de la BCE

  3. Fabrice

    16 mars 2015 at 11 h 47 min

    De toute l’histoire économique, les politiques d’impressions monétaires se sont toujours soldées par des échecs cuisants, que ce soit la république de Weimar, les assignats de John Law de la révolution française, ou le Zimbabwe et l’argentine, méfiance donc…

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