La stratégie de relance économique de Barack Obama

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president_official_portrait_hiresLa stratégie de relance économique de Barack Obama a-t-elle sauvé l’économie américaine ? Notamment grâce aux plans de relance via le déficit budgétaire qui aura permis à travers une politique de l’offre de financer quelques milliers de kilomètres de route, des ponts et des écoles comme le fit son illustre prédécesseur en 1934 Franklin Roosevelt. Les quelques 787 milliards de dollars injectés expliquent probablement pourquoi la Grande stagnation de 2008 ne fut en rien comparable à la Grande récession de 1390. Pour 2014, la croissance américaine est estimée en rythme annualisé à 3%, un luxe que bien des économies occidentales aimeraient pouvoir s’enorgueillir. Surtout en France, ou les prévisions tablent sur un malheureux 0,4%, un taux en deçà de l’augmentation de la population, signifiant que les Français s’appauvriront encore un peu plus tandis que le taux de chômage sera lui revu à la hausse. Le contraste est d’autant plus saisissant avec les États-Unis dont le taux de chômage est de l’ordre de 6,5%. Dès lors il est légitime de se demander si la stratégie de relance économique de Barack Obama a rencontré un succès tangible. Je vous propose dans cet article de faire un flashback afin de remonter aux conditions qui ont amené le président des états unis à mettre sur pied un plan économique ambitieux pour sauver la première économie mondiale.

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A situation de crise exceptionnelle mesure non moins exceptionnelles

Ben BernankePeu de temps après son élection le Président Obama a du faire face a une situation économique exceptionnelle a hérité d’une situation économique difficile. L’arrivée de Barack Hussein Obama coïncide avec la fin d’un cycle particulièrement prospère pour les USA, car durant les années 2000, le pays de l’oncle Sam a pu bénéficier d’une croissance vigoureuse, accompagnée d’une situation de quasi plein emploi, le taux de chômage gravitant autour de 5%. Cette période faste allait prendre fin avec la crise des subprimes puis la crise financière de 2008 qui ont ébranlé le secteur financier mondial. C’est dans ce contexte d’apocalypse financière, que l’administration du démocrate Obama a dû réagir et prendre des décisions audacieuses, accompagné du soutien de la Fed et son gouverneur Ben Bernanke, ainsi que de Timothy Geithner secrétaire au Trésor des États-Unis. À grand renfort de plans de relance empreints de keynésianisme pour soutenir l’activité, elle a fait le choix de la dépense publique en laissant filer les déficits. Propulsant de facto le niveau de la dette américaine à des niveaux inédits. La reprise fut timide et le rétablissement rapide de la croissance s’est longtemps fait espérer après la mise en œuvre du ‘Stimulus package’, estimé à 787 milliards de dollars.

Les raisons du lent redémarrage de l’économie us

Too-Big-SmallSeul les états unis pouvaient se permettre d’injecter une telle somme dans l’économie, pour autant cette politique de relance ne pouvait fonctionner que l’en mettant en place une stratégie rigoureuse, des objectifs clairs et une hiérarchisation forte des priorités. Et c’est justement ce que les républicains et détracteurs de Barack Obama lui ont reproché, notamment sont manque de fermeté avec les banques, qui ont gagné leur statut de Too Big Too Fail. De plus on a reproché à la stratégie de relance économique de Barak Obama de manquer d’envergure, de vision de volonté d’efficacité. Plan estimé trop flou quant aux investissements ne se limitant que dans quelques secteurs phares, accompagné de cadeaux et incitations fiscales aux projets d’infrastructures. Alors que la fin de son deuxième mandat approche, le bilan est on ne peut plus mitigé, tant et si bien que désormais Barack Obama souffre d’un déficit de confiance de la part des Américains qui ne sont plus que 60% à lui accorder toute leur confiance. Les critiques faites à l’administration Obama questionnent son manque de leadership à qui l’on reproche de n’avoir pas su tracer une direction claire pour ses différentes mesures de stimulation économique. Les griefs vont jusqu’à lui reprocher d’avoir engagé des montants de dépenses fédérales telles que cela pèse négativement sur la fiscalité, les entreprises et particuliers craignant une hausse des impôts, alors que le gouvernement ne soit pas certain que la reprise de la croissance puisse dégager des recettes suffisantes pour combler les dépenses.

Conclusion

TulipomanieDepuis la première bulle spéculative de l’histoire en 1637, connue sous le nom de « tulipomanie », les économistes savent que les crises vont et viennent, ce sont des événements périodiques et inévitables. Aussi brillants soient-ils aucun économistes n’a su prévoir ou éviter les bulles spéculatives qui inévitablement finissent par éclater. Mais en revanche en mesurant la tendance ou le trend comme disent nos amis anglo-saxons, l’on peut prévoir si l’on se trouve dans un cycle haut ou bas de l’économie. Un indicateur assez fiable reste le nombre de brevets déposé qui retranscrit assez fidèlement la capacité d’innovation et la volonté des entrepreneurs à transformer cette innovation en produits de consommation. Et à ce titre il semblerait que les états unis aient encore une belle longueur d’avance sur le reste du monde.

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7 Comments
  1. Gael

    7 octobre 2014 at 16 h 02 min

    Sans ses mesures exceptionnelles les usa en seraient au meme stade que l’Europe, avec une croissance atone. De plus le quantitative easing de Bernanke a pu rendre possible l’indépendance énergétique des américains grâce au sables bitumineux.

  2. Marc

    7 octobre 2014 at 16 h 03 min

    Vu le statut de monnaie de réserve, il était quasiment impossible que les USA chutent. Le monde a besoin du Dollar, c’est la raison pour laquelle les usa s’en sortent bien mieux

  3. Vincent

    7 octobre 2014 at 16 h 04 min

    Obama a fait le nécessaire pour sauver l’économie de son pays, quitte a mettre en difficulté ses partenaires. Dans cette optique son plan de relance a réussi car ils ont une bien meilleure croissance qu’au sein de la zone euro

  4. Hector

    7 octobre 2014 at 16 h 07 min

    Vu les sommes injectées pas loin de 800 milliards de dollars sans compter la planche a billet, c’est le minimum que l’on pouvait attendre niveau croissance et taux de chomage. A mon avis ce succès est de courte durée, l’histoire nous a démontré que l’impression monétaire se finit toujours dans l’hyperinflation.

  5. Louis

    7 octobre 2014 at 16 h 20 min

    Bizarrement pour le pays du capitalisme, les banques ont été sauvées par une mesure de type socialiste. C’est vrai qu’il ne pouvait pas en être autrement sinon le système financier explosait purement et simplement. Peut être que l’on apprendra un jour de nos erreurs, pour ma part j’y crois pas trop

  6. Michael

    7 octobre 2014 at 16 h 23 min

    Excellent article surtout la conclusion, les bulles spéculatives font parties intégrante de l’économie, c’est le principe de la destruction créatrice qui permet une réallocation des ressources financières dans des projets viables. L’explosion des bulles aussi douloureuse soit elle est nécessaire pour assainir les invetissements

  7. Francis

    7 octobre 2014 at 16 h 26 min

    @michael justement ce processus d’assainissement de l’économie n’a pas pu avoir lieu en 2008 puisque l’on a jugé les banques fautives trop grosses pour faire faillite. Résultats la croissance se traîne, et on ne la maintien qu’a l’aide des stimulus monétaires, pendant encore combien de temps, rien que ces derniers jours la bourse de Paris à perdu près de 4%…

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