Secteur des services, assurances ou bancaires comment arbitrer

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Secteur des servicesLe secteur des services a été très porteur durant le second semestre 2014, ce n’est que début février que l’on a pu assister aux premiers décrochages, le 9 Février il est devenu clair que le flux de liquidité se détournait de ce secteur. En effet, les utilities comme on les appelle Outre-Atlantique ont sombré avec la publication d’excellent chiffres de l’emploi et des taux en hausse. Mais à présent la banque centrale américaine a retiré le mot patience de son pilotage de la remontée des taux, possible dès cette année. Vous savez sans doute en tant qu’investir que les services se portent bien lorsque les taux d’intérêt sont bas. Les taux bas ainsi que l’appétit du risque de la part des investisseurs ont porté la hausse du secteur l’année dernière. Inversement le secteur qui se porte mieux avec des taux plus élevés est sans surprise celui des valeurs bancaires et les institutions financières comme les assurances. Je vous propose de découvrir les secteurs à surveiller dans cet article intitulé Secteur des services, assurances ou bancaires comment arbitrer. Généralement, les banques souffrent des taux d’intérêt bas parce qu’elles ne peuvent pas gagner d’argent lorsqu’elles ne touchent pratiquement aucun intérêt sur les prêts qu’elles accordent. C’est pour cela qu’elles performent mieux dans un environnement de taux plus élevés. Pour autant, il semblerait que Janet Yellen hésite à remonter les taux cette année, ce qui me laisse à penser que quelque chose se prépare dans les secteurs des banques et des institutions financières, et qu’il est peut-être encore temps de positionner.

L’impact des taux actuels sur l’autre secteur financier : l’assurance.

l autre secteur financier  l assuranceLe secteur de l’assurance en Europe, fonctionne selon 2 modèles, avec rente garantie dans de nombreux pays du nord ayant des régimes de retraite par capitalisation, tandis qu’en France ils sont non garantis. Des mutations des gros assureurs français ont eu pour effet de les voir se détourner des gros patrimoines fonciers et immobiliers susceptibles de délivrer une rente, vers les actifs financiers et plus particulièrement les obligations bancaires. « Le FMI s’est penché sur le sort des assureurs car, dans un monde de taux nuls ou négatifs, ce modèle risque de s’écrouler« . En effet, comment verser ces sommes si les placements rapportent 0% ? « La note du FMI indique que les assureurs de taille moyenne sont les plus vulnérables. Ce qui est d’autant plus alarmant que les assureurs avaient subi des stress tests en 2014… or aujourd’hui, les conditions sont pires que les hypothèses de ces tests, l’on sait que certains assureurs Français pour maintenir des rendements de l’ordre de 2%, puisent déjà dans leurs réserves. Car si une OAT à 8% émise en 1995 arrive à maturité en 2015, elle est remplacée par du 0,88% aujourd’hui, difficile dans ces conditions de remplacer son stock d’obligation. Alors que l’assureur doit toujours verser ses 4% à ses clients. Lorsque les taux remonteront, pour vendre une obligation qui rapporte 1% alors qu’une nouvelle obligation émise rapporte du 2%, ils devront consentir un gros rabais pour que quelqu’un rachète votre obligation qui rapporte moins. Plombant par la même occasion, le ratio de solvabilité des assureurs.

À court terme, les banques pourraient être un investissement séduisant

FMILes banques pourraient bien tirer les marrons du feu, de la prochaine hausse des taux, même si celle si devait être reportée à 2016, la Reserve fédérale américaine hésitant à un premier relèvement de ses taux directeurs. Pour les valeurs bancaires en Europe, l’attention est toujours tournée vers la situation de la Grèce, avec ses impacts sur la situation de la monnaie unique, et des taux obligataires souverains. Pour autant la situation bancaire n’est en rien comparable à celle vécue en 2011/2012. Dès lors les valorisations des banques comparées à celle des services, des cycliques et défensives sont plutôt sous évaluées par le marché. La petite inflexion de la demande de crédit au premier trimestre 2015, si elle se confirme donnera le coup d’envoi d’une normalisation de la politique zéro intérêt et même taux négatifs. Ce qui est une perspective de croissance pour les banques pouvant obtenir de meilleures marges sur les crédits. Il faudra tout particulièrement surveiller les cours des géants bancaires Français, tels que la BNP-Paribas, la Société Générale et le Crédit Agricole.

Conclusion

la Reserve fédérale américaineDans ce marché inondé de liquidité par les assouplissements quantitatifs successifs des différentes banques centrales ainsi que leurs politiques non conventionnelles. Il est difficile de prévoir les secteurs porteurs, l’objectif étant plutôt de protéger ses acquis et son capital des secousses inévitables engendrées par une situation historique jusqu’alors jamais vue sur les marchés par sa durée et son ampleur. Ce n’est sans doute pas par hasard que Janet Yellen hésite tant à remonter les taux.

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4 Comments
  1. florian

    18 mai 2015 at 17 h 51 min

    Même si le ralentissement des services, notamment à la personne semble se confirmer, structurellement nous sommes dans des sociétés ou le besoin grandira inévitablement avec le vieillissement des poppulations

  2. François

    18 mai 2015 at 18 h 04 min

    Pas très rassurants les commentaires du FMI sur la situation des assurances, mises en difficulté par les banques centrales, avec leur taux négatifs qui plombent les rendements obligataires

  3. Jerôme

    18 mai 2015 at 18 h 14 min

    Je suis assez d’accord sur le fond, les valeurs bancaires sont sous évaluées, et même si la relevée des taux de la fed traine encore un peu, elle le fera tout de meme comme semble l’indiquer Janet Yellen, ce qui profitera aux valeurs bancaires

  4. Sovanna Sek

    18 mai 2015 at 21 h 09 min

    Bonsoir Julie,

    Globalement, je partage les propos de ton article. De plus, les banques françaises sont sous-valorisées en termes de bénéfices nets et d’actif net.

    Fondamentalement, c’est un business dont je ne comprend rien. Hors de question d’en avoir en tant que valeurs de fond de portefeuille. Par contre sur le court terme, jouer la carte de l’analyse technique n’est pas idiot.

    Cordialement.

    Cordialement.

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