les entreprises comme Samsung et le travail des enfants sont en réalité moins rentables

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53bf49f935d8ayapasmieux-info-2014-07-11-SAMSUNG-ELEC-GUIDANCE-Q2.JPGL’entreprise numéro un mondial de l’électronique Samsung est de nouveau dans l’œil du cyclone, concernant une sombre affaire de travail de mineur dans ses lignes de productions Chinoises. Samsung n’en est pas à son coup d’essai, puisque cette pratique révoltante lui a déjà value d’être nominée aux « Prix Pinocchio du développement durable ». La firme Coréenne fait par ailleurs l’objet d’une plainte en France pour « pratiques commerciales trompeuses ». Ce nouveau scandale éclate aujourd’hui suite à la mise en cause dans de nouvelles enquêtes d’une ONG Chinoise, le China Labor Watch (CLW). Il semblerait donc que l’Histoire bégaye en cette fin d’été 2014, puisque fin Aout, Samsung a de nouveau été montré du doigt par cette même ONG. En effet le rapport de l’association basée aux États-Unis est accablant, ainsi l’on apprend que Samsung fait appel à un de ses fournisseurs chinois sans scrupules faisant travailler des mineurs de moins de 16 ans. Le fournisseur en question n’est autre que HEG Technologies, déjà épinglé en 2012 continue d’employer dans son unité de production de Huizhou des enfants de moins de 16 ans. Le partenaire commercial de Samsung est aussi accusé d’avoir employé 117 étudiants astreints à travailler jusqu’à douze heures et demi par jour en moyenne. Si l’on ne peut que critiquer l’absence de moralité de ce type d’entrepreneur, en poussant un peu le raisonnement sous l’angle strictement économique. L’on peut affirmer pour Samsung, les entreprises qui font travailler les enfants sont en réalité moins rentables.


Un sous-traitant de Samsung soupçonné de faire… par euronews-fr

Des enfants sur les lignes de production

000153788_5Malgré ses rumeurs persistante, Samsung dans de nombreux communiqués de presse dément ces accusations, l’entreprise dit avoir une «tolérance zéro à l’égard du travail des enfants». Elle affirme avoir conduite des audits et des inspections des sites incriminés qui se sont révélées positifs, n’ayant pas pu constater la présence de travailleur mineur sur ses chaines de production. Cette affaire remonte à Juillet 2014 lorsqu’une enquête clandestine est menée par des activistes de l’ONG China Labor Watch dans deux usines chinoises qui travaillent pour Samsung : Shenyang Electronics, dans le Dongguan, et HEG Electronics, à Huizhou. Sur les deux sites de production, les enquêteurs recensent du travail de mineurs, recrutés en urgence pour faire face aux pics de production. Les jeunes gens que les enquêteurs ont interrogés sont dans des conditions de travail inimaginables en Europe, en effet ils travaillent généralement durant 3 à 6 mois, 11 heures par jour, le paiement des heures supplémentaires n’existe pas. Bien que la loi l’exige, l’entreprise ne verse aucune cotisation sociale pour les petits employés, idem pour les indemnités de chômage ou de fin de mission, ils partent sans percevoir d’indemnité de licenciement.

Des conditions de travail dangereuses même pour des adultes

Enfants_au_travail_dans_le_mondeL’enquête menée auprès de l’usine HEG Electronics, a permis de constituer une liste de plus de 10 enfants de moins de 16 ans qui fabriquaient des composants pour Samsung. Le plus jeune était âgé de 14 ans. À Shenyang comme à HEG Electronics, les enquêteurs ont dénombré de nombreuses autres catégories de violations parmi lesquelles : des heures supplémentaires excessives et non payées, l’absence de cotisation à la sécurité sociale, des lacunes dans l’information sur la sécurité. Un manque d’équipement de protection adéquat malgré la manipulation de produits chimiques dangereux, des pratiques d’embauche discriminatoires, le recours abusif au travail temporaire, l’obligation imposée aux travailleuses et travailleurs de signer des contrats de travail vierges, l’obligation de travailler debout pendant 12 à 13 heures d’affilée.

Conclusion

Dessin_samsung-300x300Si le géant de l’électronique semble jouir d’une belle cote d’amour dans les pays occidentaux, force est de reconnaitre que ces affaires sur Samsung et le travail des enfants  mineurs dans les usines de certains de ces fournisseurs, risquent d’écorner son image de marque. D’autant plus qu’économiquement les enfants ne sont pas plus productif que les adultes bien au contraire, plus sensibles à la fatigue, moins aptes à de longues périodes de concentration, le risque d’erreurs augmentant du coup l’arrêt de la chaine de production. L’aspect peu moral de ces pratiques si elles étaient vérifiés se ferait ressentir sur la perception des clients de la marque, et le boycott de ces produits serait une vrai catastrophe financière pour Samsung, d’autant plus que ses marges sont plutôt faibles en comparaison à son rival de la téléphonie mobile Apple.

 

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6 Comments
  1. maxime

    30 octobre 2014 at 19 h 01 min

    C’est honteux de telles pratiques au 21 eme siécle, mais la Chine est un autre monde. Après c’est aussi à nous d’acheter intelligent et de boycotter de telles entreprises

  2. Patrick

    30 octobre 2014 at 19 h 03 min

    C’est les risques de la mondialisation forcenée, apres les batiments qui s’écroulent en inde dans les usines textiles, le travail des enfants maintenant. Quelque chose ne tourne pas rond

  3. henry

    30 octobre 2014 at 19 h 05 min

    A tous les indignés, l’Europe est passée par là, relisez le chef d’oeuvre de Zola Germinal, les enfants descendaient à la mine, ca n’excuse rien, mais la Chine se mettra aux normes elle aussi, on peut l’aider en boycottant certains des produits

  4. Nicolas

    30 octobre 2014 at 19 h 09 min

    merci pour cet article, je n’aurais jamais imaginé que Samsung puisse recourir aux enfants, mon galaxy S4 est tout de suite mon fantastique

  5. Basile

    30 octobre 2014 at 19 h 11 min

    Si mes souvenirs sont bons il y a quelques années de cela c’est Nike qui était dans l’œil du cyclone pour le travail des enfants, ça pose la question de la traçabilité des sous traitans et leur controle, des problèmes similaires ont eu lieu dans le domaine du textile au Bangladesh.

  6. Guillaume

    30 octobre 2014 at 19 h 14 min

    @basile, tout a fait d’accord avec vous, avec des milliers de sous traitants, difficile de surveiller correctement, je pense pas que ce soit fait sciemment les risques pour l’image sont bien trop grand.

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