Référendum Grec et Grexit, bon moment pour investir en Bourse ?

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Alors que la crise grecque avec le référendum ayant consacré la victoire du non, au plan d’aide proposée par les institutions européennes, prend toute la place dans l’actualité économique. De nombreux investisseurs reportent à plus tard la décision d’investir dans des placements boursiers. En effet, bien que les conséquences du futur défaut grec et/ou de la future sortie de la Grèce sont difficiles à évaluer puisque l’on se retrouverait dans une situation inédite. Ce serait en effet une première historique, puisque l’on assisterait au défaut d’un État au sein d’une union monétaire. Je vous propose dans cet article intitulé Référendum Grec et Grexit, bon moment pour investir en Bourse ? Pour mieux appréhender les risques d’une sortie de l’euro de la Grèce, mais aussi des conséquences sur les marchés et investissements boursiers.

Les conséquences possibles du Non grec

syriza-logoJe pense à mon humble avis que de tels événements pourraient potentiellement avoir des conséquences plus importantes encore que celles ayant suivi la faillite de Lehman Brother’s, quoiqu’en disent certains analystes. Ainsi ce sont trois types de conséquences qui pourraient bouleverser le financement de l’économie : disparition progressive des marchés obligataires, financements des dettes publiques de plus en plus difficiles, en dehors des politiques non conventionnelles des banques centrales. Mais aussi une augmentation des risques sur l’épargne privée, comme l’a montré le cas chypriote. Ce qui conduirait inévitablement au renforcement des courants de pensée « anticapitalistes » considérant certaines dettes publiques comme étant illégitimes. Le fameux risque de contagion qui encouragerait d’autres futurs défauts après celui de la Grèce, notamment avec l’Espagne et l’ascension du parti de gauche radicale Podemos.

Investir maintenant pour gagner demain

InvestirC’est une croyance erronée. Tout simplement car historiquement il n’existe pas de meilleur moment pour investir que durant les périodes de crises, surtout dans une stratégie à long terme. Les études sont formelles, les marchés boursiers montent toujours sur des horizons de longues durées. Une courbe qui reste relativement proche de celle de l’inflation, mais en fournissant un rendement bien supérieur. Quand on a plus de 10 ans avant de devoir retirer la majorité de ses actifs, les actions peuvent rapporter plus de 9 % annuellement, grâce aux dividendes reversés. Mais n’allez pas croire que cette montée se fera en ligne droite continue. Il suffit de regarder les graphiques de cotations historiques pour se rendre compte que les cours évoluent comme des montagnes russes. La bourse est un formidable baromètre de l’humeur et de la confiance des peuples. On dit qu’il n’y a que deux émotions qui dictent la direction des marchés, la peur et la cupidité (l’envie irrépressible de gagner de l’argent). Investir les sommes nécessaires pour boucler son budget, et une erreur fréquente, car l’investisseur en herbe est pris en otage par un de ces deux sentiments, avec le risque de craquer et prendre une décision inconsidérée. Miser sur le long terme permet de contrecarrer les plans des boursicoteurs et des spéculateurs professionnels.

Les crises sont les plus belles portes d’entrée

5396888918_e73049cbb8_bMême si le passé ne présage en rien de l’avenir, l’étude des crises d’autrefois est riche en leçons. Voici quelques exemples : En 1981 débutait une grave récession aux États-Unis, le Dow Jones s’établissait à 875. Au cours des cinq années suivantes de la présidence Reagan, il n’a pas cessé de monter. En 1986, il atteignait 1896. Le vénérable Dow Jones a donc connu croissance de 216 % sur cette période. En 1990, George Bush senior déclenche la guerre du Golfe. Les marchés connaissent des baisses dramatiques. Le Dow Jones se négocie à 2634 points. Les années suivantes seront marquées par une récession, la restructuration d’entreprises en difficultés et de hausses de taux d’intérêt. En 1995, le Dow Jones atteint les 5 117 points. Il a gagné 94 % en 5 ans. Pour ce qui est de l’histoire plus récente, souvenons-nous de 2008. Le Dow Jones recule de plus de 3000 points et finit l’année à 8776. La crise frappe alors durement l’économie mondiale. Aujourd’hui 6 ans plus tard, en plus d’avoir effacé toutes les pertes, le Dow Jones à 17600 points aura gagné près de 8000 points.

Conclusion

Au lendemain du référendum grec donnant la victoire au nom, la majorité des places financières ont plutôt bien réagi, en limitant la baisse à quelques pour cent, le CAC 40 ne reculant que de 2 %. Du côté des obligations d’État, les taux longs restent stables même pour les pays périphériques d’Europe du Sud. Pour autant certains investisseurs estiment que c’est le bon moment pour récupérer ses bénéfices.

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3 Comments
  1. Fabrice

    8 juillet 2015 at 13 h 38 min

    Les grecs sont un bon exemple de ce que la dette excessive peut créer comme dysfonctionnement pour une économie. Serons nous les prochains?

  2. Jerôme

    8 juillet 2015 at 13 h 45 min

    La situation de la Grèce ne doit pas nous surprendre qui accepterait de payer indéfiniment pour un autre. Niveau investissement je pense qu’il est encore trop temps.

  3. Alain

    8 juillet 2015 at 13 h 51 min

    Je suis pas si sur que ce soit vraiment le bon moment d’investir à la hausse, les marchés n’ont pas encore assez corrigés à mon gout.

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