Recul des bourses faut-il se renforcer ou prendre ses bénéfices ?

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LES BOURSES EUROPÉENNES EN LÉGÈRE BAISSE DANS LES PREMIERS ÉCHANGESLorsque l’on parle de bulle sur le marché boursier, la véritable question c’est : quand est-ce qu’elles s’arrêtent ? Ainsi le véritable enjeu n’est pas de savoir quand les marchés financiers vont cesser leur correction, mais plutôt quand la bulle va cesser de grossir. À mon humble avis, le mouvement de hausse, malgré la correction récente de l’indice phare de la bourse de Paris, le CAC 40, devrait se poursuivre quelque temps. Car la tendance haussière sur les marchés européens est largement due à l’action de la Banque Centrale Européenne, et son fameux assouplissement quantitatif. Or ce moteur vient tout juste d’être démarré, puisque la BCE commence à peine son programme d’injection de 60 milliards de liquidités sur les marchés boursiers européens chaque mois. Les conséquences de la création monétaire sur les caisses de retraite et les assureurs gros consommateurs d’obligations d’État, se sont fait sentir comme en atteste le rallye haussier du premier trimestre 2015, puisque celles-ci sont privées de leur matière première et sont obligés de se rabattre sur d’autres actifs, notamment les actions. Je vous propose dans cet article intitulé Recul des bourses faut-il se renforcer ou prendre ses bénéfices de découvrir quels sont les risques et opportunités pour vos portefeuilles boursiers.

Les taux d’intérêt sont influencés par l’action de la BCE

Banque Centrale EuropéenneLes arbres ne montent jamais jusqu’au ciel, et même dans une phase de bull-market, des périodes de consolidation existent. C’est ailleurs dans ses phases de recul des bourses qu’il est judicieux après avoir pris ses bénéfices au plus haut, de se renforcer en vue du prochain rebond. En effet les banques centrales avec leurs politiques interventionnistes administrent de fait les prix, il n’a donc jamais été aussi facile d’investir en bourse, les traders et gérants de fonds de pension savent pertinemment que malgré une correction aussi brutale soit-elle, de par l’action des banques centrales le marché repartira inévitablement à la hausse. Peu importe les mauvais chiffres de l’économie américaine, chinoise ou encore les risques de sortie de la Grèce.

L’économie américaine laisse perplexe Madame Yellen

Mme Janet YellenOutre-Atlantique, le moteur de l’économie américaine tirant la croissance mondiale semble ralentir, malgré les derniers chiffres de créations d'emplois avec environ 220 000 emplois créés le mois dernier. Toutefois, le taux de participation est inquiétant puisque près du tiers des américains plus précisément 93 200 000 américains sur 320 millions qui devraient travailler, ne travaillent pas. Ajoutons à cela les chiffres du commerce extérieur de mars 2015 qui vont corriger le PIB américain déjà faiblard à 0.2%  et les ventes en gros, qui baissent depuis 8 mois consécutifs et qui sont entre autre la conséquence de l’augmentation des stocks. Madame Yellen semble atteinte du syndrome de Greenspan et son Exubérance irrationnelle, à la lecture de ces chiffres puisque désormais la patronne de la FED nous fait part de son inquiétude quant à la formation d’une bulle sur les marchés. Un revirement de situation notable, puisqu’il y a peu de temps alors que le marché était à des niveaux plus hauts Mme Janet Yellen ne voyait pas de survalorisation sur le marché actions.

Définir le bon moment pour prendre ses bénéfices

le bon moment pour prendre ses bénéficesSi l’on étudie l’histoire des marchés boursiers et notamment le marché américain pour savoir où on en est dans le gonflement de la bulle : on voit qu’une déconnexion aussi forte entre les fondamentaux économiques et la valorisation des marchés qu’on peut traduire par le ratio cours sur bénéfices n’a eu lieu que dans 7 épisodes qui ont été aussi en déconnexion depuis le début du XXème. On en a deux catégories : soit 1987 soit 1998. Force est de constater qu’aujourd’hui nous sommes dans le même niveau de déconnexion, ce qui veut dire que dans les mois à venir il est probable que l’on connaisse un vrai décrochage, c’est à ce moment précis qu’il faudra savoir prendre ses bénéfices et se préparer à sortir du marché. Toutefois il reste encore du temps car avec l’action de la BCE on aura probablement encore quelques mois de hausse. Mais tôt ou tard le marché se retournera.

Conclusion

Il est à mon avis grand temps de prendre ses bénéfices avant qu’il ne soit trop tard, même s’il existe encore un potentiel de hausse. Car comme je le rappelle souvent Les arbres ne montent pas jusqu’au ciel et sans respiration des marchés boursiers l’on a atteint inévitablement des niveaux insoutenables dans la durée. Et ce d’autant plus que tous les mécanismes pour relancer la croissance aux États-Unis ont été actionnés par la réserve fédérale, d’abord par Ben Bernanke avec le QE1, QE2, et QE3 et les politiques de taux d’intérêt zéro. A l’inverse des pays européens où c’est l’austérité qui a été choisie pour lutter contre la crise de 2008. Les États-Unis ont eu une politique keynésienne, pour autant les effets semblent s’atténuer, car seuls les chiffres de l'emploi sont positifs depuis quelques mois.

 

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Un conseiller vous contactera pour vous expliquer comment se positionner sur la bourse.

4 Comments
  1. florian

    12 mai 2015 at 10 h 10 min

    Tout à fait d’accord avec vous les risques de correction sont bien plus grands que le potentiel de hausse. Il est temps de se préparer à engranger les bénéfices.

  2. Patrick

    12 mai 2015 at 10 h 12 min

    Bien que la BCE soit à la manoeuvre en poussant les investisseurs sur les actifs dits plus risqués, c’est aussi un signal très fort pour les traders, surtout sur les obligations puisque SuperMario a promis de les racheter.

  3. Henry

    12 mai 2015 at 10 h 26 min

    Pour moi, chaque repli est une occasion en or pour se renforcer en bourse, nous ne sommes pas dans une bulle et les performances vont s’améliorer grace à l’alignement des planètes

  4. Greg

    12 mai 2015 at 10 h 31 min

    @Henry les marchés boursiers sont soumis a des cycles, et a moins d’avoir des lunettes roses, il est difficile de dire que nous ne sommes pas à des niveaux records.

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