Rechute de l’or noir, quels secteurs peuvent en profiter

672 vues 3 Commentaires

Les cours du pétrole sont dans une tendance baissière depuis un an, le baril de brut n’a plus la cote, alors qu’il cotait 50 à 60 % lors de ses plus hauts les trois années précédant juin 2014. Il est important de rappeler que, depuis 2010, la production des pays non-OPEP s’est accrue deux fois plus vite que celle des pays OPEP. L’occasion pour moi, de rappeler à quel point il faut prendre les prédictions des analystes financiers avec des pincettes. Car peu de personnes avaient prévu que le cours du pétrole serait divisé par plus de deux. Les analystes ont définitivement ouvert les yeux sur la situation du pétrole lors de l’annonce de la décision de l’OPEP le 27 novembre dernier de ne pas modifier ses quotas. Et donc de laisser facto, le marché se rééquilibrer par les prix, a levé les freins qui pouvaient encore exister à la dégringolade du prix du baril. Cela dit des opportunités existe dans le secteur pétrolier, à condition de comprendre quels sont les secteurs qui peuvent profiter de la situation actuelle sur le marché des hydrocarbures. C’est ce que je vous propose de découvrir dans cet article intitulé Rechute de l’or noir, quels secteurs peuvent en profiter.

Le retour des États-Unis, dans la production de pétrole

la-raffinerie-de-petroleNul besoin d’être un expert financier pour comprendre pourquoi les prix du pétrole sont si bas à leur actuelle, en effet, la chute de l’or noir confirme que nous vivons actuellement dans un monde avec une croissance économique modérée. Alors que l’offre en pétrole n’a cessé de monter ces dernières années, d’une part à cause des risques géopolitiques, avec les printemps arabes et l’Ukraine lieu de passage du gaz russe. Le marché du pétrole était donc en situation de déséquilibre. La politique monétaire laxiste de la réserve fédérale américaine a facilité le crédit, logiquement argent frais est parti à la recherche de rendement de plus en plus risqué. Une bonne partie s’est investie dans l’extraction de pétrole de schiste : Light Tight Oil (LTO) aux États-Unis. Dont la production est supérieure à 4,5 Mb/j sur l’ensemble de l’année 2014 et atteint même 5Mb/j en décembre. La conséquence est que sur l’année 2014, le monde s’est trouvé avec un excédent de pétrole de 0,5 à 1 Mb/j. Mi 2015, la tendance s’est accélérée avec un excédent de brut sur le marché dépassant les 2 Mb/j sur les deux premiers trimestres de 2015 et les évaluations de la production pour le deuxième semestre restent supérieur à 1 Mb/j.

Une confirmation de la baisse d’activité économique

oil-shale-basins-USALe secteur pétrolier depuis souffre terriblement, entraînant avec lui de nombreuses matières premières, à tel point que certaines sociétés minières sont obligées de cesser leur production. En effet, dans le secteur du cuivre et du minerai de fer, les cours ne couvrent même pas les frais d’extraction. Le même cas de figure est valable pour le pétrole, toutefois dans une moindre mesure en ce qui concerne le pétrole dit conventionnel. En revanche, pour le pétrole dit non conventionnel, plus connu le nom de pétrole de schiste, ou sables bitumineux les coûts d’exploitation sont relativement élevés. Ainsi aux États-Unis ayant dérobé la place de premier producteur de pétrole à l’Arabie Saoudite, le cours du pétrole devrait se situer aux alentours de 80 $ pour les exploitants les plus endettés, même si les gros acteurs peuvent fonctionner avec un coût d’exploitation gravitant autour de 65 $.

Conclusion

vallourecLes sociétés parapétrolières, et plus particulièrement les raffineries ont de beaux jours devant elles, car la surproduction crée justement un déséquilibre au niveau de l’offre et de la demande du raffinage de ces quantités phénoménales de pétrole. Ainsi, l’exemple au Canada de la deuxième plus grande raffinerie Phillips 66, est édifiant. Puisque celle-ci a réussi la performance de 64 % de hausse sur ses profits au premier semestre 2015. À l’inverse nous avons le cas français de Vallourec qui malgré un savoir-faire unique, avec une forte présence en Amérique du Nord dans le forage, l’extraction du pétrole de schiste, mais aussi les opérations de prospection. Après avoir essuyé des pertes record, de près de 924 millions d’euros, la direction a mis en place un plan de restructuration avec une réduction d’effectifs de 1600 personnes. Pour autant, bien que le marché délaisse cette valeur, cette entreprise n’en reste pas moins une valeur intéressante, surtout au niveau de prix actuel. Le secteur à éviter et sans surprise celui des énergies renouvelables et alternatives au roi pétrole.

COMPLÉTEZ CE FORMULAIRE

Un conseiller vous contactera pour vous expliquer comment se positionner sur la bourse.

RELATED ITEMS
3 Comments
  1. Alain

    12 août 2015 at 17 h 51 min

    Avec la double dévaluation du yuan, je pense que le pétrole va etre envoyé par le fond pour quelques mois encore

  2. florian

    12 août 2015 at 17 h 55 min

    Dire que l’or noir est durablement orienté à la baisse est un doux euphémisme, pourtant cela ne durera pas, meme si c’est difficile d’y croire aujourd’hui, les meilleures choses ont toujours une fin

  3. thomas

    12 août 2015 at 18 h 03 min

    Je pense que cette chute risque de plomber l’activité aux usa, ca va etre un bain de sang parmi les producteurs de Shale oil et les banques qui les financent qui vont vite déchanter à la rentrée,

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *