Qui est Emmanuel Macron ? Peut-il sauver la France ?

948 vues 5 Commentaires

Macron-bercyLe nouveau ministre de ministre de l’Économie, de l’Industrie et du Numérique nommé le 26 août 2014 au sein du gouvernement Valls 2, est on ne peut plus à l’opposé de M. Montebourg par qui la crise politique est arrivée au gouvernement mais aussi au P.S. Emmanuel Macron est un ancien directeur de la banque Rothschild & Cie. M. Macron est originaire d’Amiens et diplômé de l’Institut d’études politiques de Paris, dès l’âge de 24 ans cet énarque, prend sa carte au PS à l’âge de 24 ans. Atlantiste et proche des États-Unis, il rejoint en 2012 la « Young Leaders French-American Foundation » au côté d’illustres compagnons de doctrine, notamment Najat Vallaud-Belkacem, et celui qu’il remplace Arnaud Montebourg. Qui est Emmanuel Macron et quelles sont ces recettes pour redresser la France, c’est ce que nous allons voir dans cet article.

Emmanuel Macron, Najat Vallaud-Belkacem et… par LeNouvelObservateur

Le curriculum vitæ du Mozart de l’Élysée

emmanuel-macronÀ seulement 36 ans, Emmanuel Macron récupère les clés de l’économie et de l’industrie. Arrivé à ce poste éminemment stratégique, il n’a jamais été élu : scolarité au lycée Henri IV puis Science Po, ENA puis DEA de philosophie période durant laquelle il fut l’assistant du philosophe Paul Ricœur. Après l’ENA, il devient inspecteur des finances. Jacques Attali présente Emmanuel Macron à François Hollande en 2007, qu’il soutiendra durant les primaires socialistes. 2 semaines avant la faillite de la Banque Lehman Brother’s qui allait secouer le système financier mondial en 2008, Emmanuel Macron intègre la banque Rothschild où il gravira tous les échelons jusqu’au rang d’associé gérant, accédant ainsi à son indépendance financière. « Restaurer la confiance » telle est la mission que s’est promis de remplir Emmanuel Macron celui que l’on surnomme le « Mozart social-libéral » lors de sa passation des pouvoirs avec Arnaud Montebourg.

Le gouvernement Valls II social-libéral assumé

gouvernement-valls2Le message est clair : il n’y a désormais qu’une ligne, social-libérale, la seule qui vaille aux yeux du Premier ministre, clairement revendiquée par l’exécutif après le limogeage d’Arnaud Montebourg, Benoit Hamon et Aurélie Filippetti. La tâche sera ardue pour remettre le France sur la voie de la croissance et endiguer le chômage, avec une neuvième hausse consécutive des demandeurs d'emploi sans activité, atteignant un nouveau record de 3,424 millions en Juillet 2014. La mission de l’exécutif sera de « répondre aux préoccupations des Français, avec dans l’ordre l’emploi, le logement, la sécurité, et les services publics.

Un « cap », une « ligne », le pacte de responsabilité, et une « méthode », celle « de la cohérence, de la solidarité », des éléments de langage assénés par le chef du gouvernement, tandis que le premier Conseil des ministres du « gouvernement de clarté » a été chapitré par François Hollande. Le chef de l’état exige que les débats ne se fassent plus sur la place publique mais attend des décisions « rapides », afin de restaurer « la confiance les Français et la majorité ». Une urgence car selon un sondage Ifop-Fiducial environ deux tiers des Français (63%) se déclarent mécontents de la composition du gouvernement et la moitié d’entre eux (51%) sont insatisfaits de la reconduction de Manuel Valls. D’après une autre étude, commandée par le Figaro, 54% des Français souhaitent que François Hollande dissolve l’Assemblée.

24 heures de ministère, les 35 heures sont dans la ligne de mire

valls-medefÀ peine arrivé à Bercy, le nouveau ministre de l’Économie, Emmanuel Macron, jette un véritable pavé dans la mare, dans une interview avec le magazine Le Point avant sa nomination, celui-ci s’est dit favorable pour autoriser « les entreprises et les branches à déroger » aux 35 heures, en cas d’accords avec les organisations syndicales. Enfonçant le clou il déclare « C’est déjà possible pour les entreprises en difficulté. Pourquoi ne pas étendre à toutes les entreprises, à condition qu’il y ait un accord majoritaire avec les salariés ? », Comme l’on peut s’y attendre cela à créer une véritable levée de bouclier de la part des leaders syndicaux.  La réaction de Laurent Berger, le secrétaire général de la CFDT, ne s’est pas fait attendre, estimant pour sa part que déroger aux 35 heures n’était « pas une bonne idée ». Pour le ministre « La clé de la relance, en France, est de libérer les énergies pour créer de l’activité », le diagnostic est clair pour Emmanuel Macron, la France souffre « de deux problèmes spécifiques et endémiques : notre compétitivité, particulièrement dégradée, et notre déficit budgétaire ». C’est un remède indispensable pour remettre sur pied la France pour le nouveau ministre de l’Économie, afin de « sortir de ce piège où l’accumulation des droits donnés aux travailleurs se transforme en autant de handicaps pour ceux qui ne travaillent pas ».

Conclusion

D’ores et déjà on ne peut pas nier que la volonté du gouvernement est réelle, toutefois la politique de l’offre ne donnera pas de résultats tangibles avant quelques années. Le mécontentement des Français ne cesse de monter. La question est de savoir si le peuple laissera du temps au gouvernement après les nombreux tâtonnements, alors que le président est à mi-mandat. Le premier ministre devrait annoncer dès demain de nouvelles mesures pour relancer la construction de logements en pleine déprime, lui qui fait face aussi à une opinion toujours plus impatiente devant l’absence de résultats.

COMPLÉTEZ CE FORMULAIRE

Un conseiller vous contactera pour vous expliquer comment se positionner sur la bourse.

5 Comments
  1. Hector

    28 août 2014 at 20 h 53 min

    Aussi brillant soit il, M. Emmanuel Macron ne sauvera pas le pays a lui seul. Et comme cela a été dit très justement dans votre article la politique de l’offre mettra du temps a porter ses fruits. C’est tout notre modèle de société qui est a revoir, car j’ai bien peur que le modèle de croissance économique proposé depuis la 2eme guerre mondiale n’a plus lieu d’être.

  2. Mélanie

    28 août 2014 at 20 h 58 min

    Le débarquement de Montebourg reste une bonne chose malgré tout, même si dans la forme ses idées méritent d’être débattues. La balle est dans le camp maintenant d' »Emmanuel Mozart Macron », mais j’ai bien peur que le gouvernement n’ait le temps de produire des résultats, ce qui nous mènera inévitablement vers une autre crise politique qui pourrait bien déboucher cette fois sur une dissolution de l’assemblée nationale. L’avenir de la France est en jeu, alors malgré nos clivages nous ne pouvons que souhaiter bonne chance a ce nouveau gouvernement

  3. Jean

    28 août 2014 at 21 h 05 min

    Avec 2000 milliards d’euros de dette publique, les dés sont jetés j’en ai bien peur, on ne pourra pas rembourser notre dette, les 40 milliards du CICE n’y changeront rien, pendant ce temps les entreprises du CaC40 ont versés près de 40 milliards de dividendes cette année, en hausse de 30% ce qui fait de la France le 2eme plus gros payeur au monde derrière les USA…

  4. Charles

    1 septembre 2014 at 17 h 18 min

    La polémique née des propos de M. Macron est morte et enterrée, fin de non recevoir par le premier ministre qui à affirmé que le gouvernement ne reviendra pas sur cet acquis social emblématique de la gauche. Ce léger couac souligne le virage à droite de la gauche, dont le sémillant ministre de l’économie Emmanuel Macron en est la parfaite incarnation.

  5. Alex

    1 septembre 2014 at 17 h 21 min

    Je souhaite bonne chance à Emmanuel Macron pour changer les mentalités en France, car le pays est loin d’être prêt pour opérer un changement en profondeur. Pourtant il le faudra pour redresser le pays.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *