Quel est le régime fiscal si spécial de Google Amazon Starbucks

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optimisation-fiscaleGoogle, Amazon Starbucks sont les leaders mondiaux admirés pour leurs capacités à faire d’énormes bénéfices. Ces exploits sont le résultat d’une ingéniosité hors pair que seules ces firmes réussissent à merveille. Une stratégie qui leur a valu bien des succès mais aussi des pénalités de la part du fisc. En effet, depuis quelque temps ces firmes sont sous le feu des projecteurs. Les autorités fiscales s’interrogent sur leurs agissements concernant leur politique de concurrence et leur participation à l’impôt. Mais des soupçons que ces titans ont toujours su gérer avec la plus grande efficacité. C’est alors qu’il est pertinent de se demander quelle est donc cette stratégie si spéciale qu’usent ces géants américains pour se hisser au sommet de la pyramide ?

La stratégie fiscale de Google à la loupe

googleLe moteur de recherche Google, numéro Un mondial du web n’est pas seulement leader dans ses services. Il est aussi très efficace quant à la gestion et la minimisation des frais d’impositions liés à ses activités sur toute la planète. En effet, pour échapper à la rigueur du fisc américain et de bon nombre de pays, la firme adopte la stratégie dite d’ «optimisation fiscale ». Cette stratégie consiste en une évasion fiscale qui permet d’expatrier des richesses vers des lieux plus cléments en termes de fiscalité c’est-à-dire les Paradis fiscaux. Ainsi, la multinationale Google aurait réussi à faire baisser son taux d’imposition à hauteur de 2,4% grâce à sa filiale basée en Irlande et par laquelle transite la quasi-totalité de ses opérations hors des États-Unis. Pour pousser au minimum ses impositions, Google Irlande verse aussi des fonds à Google Pays-Bas qui transfert à son tour à la filiale basée aux Bermudes au nord de l’Amérique. C’est ce tour de passe-passe qu’effectue Google pour échapper en toute légalité à la pression fiscale et lui permet d’améliorer ses marges bénéficiaires.

La baquette magique d’Amazon

amazonCréée par Jeff Bezos en 1994 Amazon est devenu aujourd’hui la référence en matière de vente en ligne. Le libraire a battu tous les recours en offrant des livraisons rapides et gratuites de bouquins. Ce qui n’a pas manqué de frustrer les autorités du marché qui y voient une concurrence déloyale pouvant conduire à la ruine les petites librairies. Ce qui explique le projet de loi présenté le 8 janvier 2014 par le Senat Français afin d’interdire la gratuité des frais de port des livres. Mais Amazon ne tardera pas à répondre de la plus belle manière en proposant des frais à 1 centime d’euro. Une solution ironique qui montre toute l’ingéniosité de l’équipe d’Amazon. Cependant les frais de transport ne sont pas le seul souci des autorités européennes concernant cette firme. Selon le Financial times, la commission européenne a envoyé une demande d’information au Luxembourg concernant les pratiques fiscales de la multinationale Amazon. En effet celle-ci suspecte ce pays de ne pas imposer les normes européennes à Amazon. Selon des documents fournis par Amazon à la demande de la commission britannique, Amazon ne paierait que 15% au lieu des 20% du taux en vigueur dans la plupart des pays où il est installé. En outre selon cette même révélation le géant américain de la distribution ne déclare presque pas de revenus au Royaume-Unis. Ce qui lui donne une grande marge de manœuvre d’où cette pratique d’optimisation fiscale. C’est là toute la stratégie d’Amazon qui lui veut tous les procès dont il fait l’objet.


Bruxelles s’attaque à l’optimisation fiscale… par afp

Starbucks et ses manœuvres corsées

starbucksA l’instar de Google et d’Amazon, Starbucks n’a pas échappé à la furie des autorités fiscales. La plus grande chaîne multinationale de cafés fondée en 1971 est tenue de rendre compte de sa politique fiscale aussi bien aux autorités françaises que britanniques. En effet, BFM business annonce que la firme n’a pas payé d’impôts sur les sociétés depuis son installation en France en 2004. Les pertes déclarées par la multinationale s’avèrent donc être fausses car la société a réalisé un chiffre d’affaire de 64,5 millions d’euros en 2010 et 72,7 millions d’euros 2011. En réalité, la filiale britannique verse 6% de son chiffre d’affaire à la société basée au Pays-Bas pour « usage de marque » disent-ils. Ensuite, c’est à sa filiale Suisse de prélever 20% pour courtage. C’est dire que les bénéfices de la société se dissipent dans ce tour de passe-passe orchestré par l’entreprise pour échapper à la fiscalité.

Conclusion

La clé de réussite de Google Amazon Starbucks n’est autre que l’optimisation fiscale. Grace à cette stratégie, ces firmes font beaucoup de bénéfices tout en payant peu d’impôts.

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6 Comments
  1. Alain

    31 juillet 2014 at 17 h 07 min

    je trouve cela quand meme choquant que ces sociétés aux chiffres d’affaires mirobolants puissent ne payer que tres peu d’impots. L’europe commence a s’intéresser à cela, il était temps

  2. François

    31 juillet 2014 at 17 h 09 min

    je suis d’accord avec Alain, en même temps comment reprocher à ces firmes de faire le maximum pour payer le moins d’impôts, nous en sommes rendus au même point, si je peux payer moins d’impôts alors pourquoi m’en priver?

  3. Amèlie

    31 juillet 2014 at 17 h 12 min

    Merci pour cet article édifiant, c’est vrai que c’est injuste de voir que ces sociétés peuvent si facilement s’affranchir de la pression fiscale.

  4. Marc

    31 juillet 2014 at 17 h 15 min

    bien que cela puisse paraître immoral alors que les politiques d’austérités mettent sous pression les citoyens européens, ces grosses sociétés sont avant tout là pour faire du profit, leurs actionnaires doivent se réjouir de voir leurs efforts pour améliorer leurs marges

  5. Thomas

    31 juillet 2014 at 17 h 29 min

    Excellent article, il faut toutefois remettre les choses en perspectives, car ses sociétés offrent une réelle valeur ajoutée je pense surtout à Amazon qui permet de trouver des bouquins rares à un prix défiant toute concurrence, passons sur Google qui est incontournable pour tout internaute.

  6. broker

    9 août 2014 at 9 h 17 min

    en tout cas, si je trouve moyen de payer moins d’impôts, je n’hésiterai pas, en plus si cela peut générer plus de bénéfice à ma société! toutefois, ce que doit faire le fisc c’est de trouver un moyen pour amoindrir les impôts des citoyens au lieu de courir après les géants!

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