Que valent les pétrolières et parapétrolières avec un baril sous les 40 $

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iea_logoPour un investisseur, il est impossible de ne pas prendre en compte dans ses prévisions, les niveaux actuels du cours du pétrole. Au-delà du faite que leur noir soit au cœur activité économique, voire de notre civilisation. Au niveau boursier, l’ingénierie financière utilise largement le pétrole, comme base, sous-jacent, et collatéral pour de nombreux produits spéculatifs. Alors que le rapport de l’agence internationale de l’énergie constate un fort excédent de la production de brut par rapport à la demande. Et ce malgré l’augmentation de la demande mondiale de pétrole ces derniers mois. Les matières premières, contrairement aux marchés actions sont dans la tourmente, et la décision de la banque centrale chinoise de dévaluer le yuan sur ces trois derniers jours n’arrange pas les choses. En effet, l’usine du monde semble ralentir et avec elle sa demande en matières premières pénalisants les gros pays exportateurs. Je vous propose de découvrir dans cet article intitulé que valent les pétrolières et parapétrolières avec un baril sous les 40 $. En effet la hausse du pétrole est inéluctable, pour de nombreux analystes, dès lors bien comprendre le marché actuel permet d’augmenter ses chances de profit lors du rebond inévitable des matières premières en général, et du pétrole en particulier.

Une demande de pétrole pourtant en hausse

Depuis que le prix du baril de brut a été divisé par deux comparé à son niveau record de juin 2014 (115 dollars). L’économie mondiale s’est rapidement adaptée dans un environnement de prix pétroliers dépréciés, comme le montre la hausse de la demande mue par le redémarrage progressif de la croissance économique. Les chiffres de l’agence internationale de l’énergie (AIE) dans son dernier bulletin mensuel prévoit que le monde devrait consommer en moyenne 1,6 million de barils de plus par jour en 2015 que l’an dernier. C’est la plus forte progression en un cinq ans, explique l’AIE. Dès lors on peut se poser la question pourquoi malgré cette demande orientée à la hausse, les prix du pétrole sont toujours aussi bas sous la barre des 50 $ pour le baril de pétrole de Brent de la mer du Nord, alors que le baril WTI américain devrait enfoncer son plancher de 40 $. L’explication avancée par l’agence, est qu’elle s’attend à une nette contraction la production des pays non OPEP, en particulier celle des États-Unis, le marché mondial devrait demeurer en situation d’excès d’offre, donc d’accumulation des stocks de brut.

Pétrole : quels vont être les effets du retour de l’Iran ?

iran-oil-greeceD’autant plus que se profile à l’horizon le retour du brut iranien, un retour sur les marchés internationaux qui devraient non seulement peser à la baisse sur les prix du pétrole, mais augmenter les facteurs de division au sein des pays producteurs d’or noir. À terme les exportations iraniennes pourraient ainsi atteindre 2,4 millions de barils par jour (mbj) en 2016, contre 1,6 mbj en 2014. L’AIE constate, en effet, que la production mondiale de brut continue d’augmenter à un rythme soutenu, supérieur de 2,7 millions de barils par jour à ce qu’il était à la même période de 2014. Les deux plus grands producteurs de l’OPEP, l’Arabie Saoudite et l’Irak ont ainsi porté la production quotidienne du cartel à un plus haut des trois dernières années (31,8 millions de barils). Depuis la réunion cruciale de l’OPEP en novembre 2014, l’Arabie Saoudite a décidé de privilégier la défense de sa part de marché dans l’OPEP, plutôt qu’un niveau de prix. Tandis que les pays producteurs de pétrole hors OPEP pompent eux aussi à pleine capacité, leur production de brut s’établissant pour 2015 à niveau supérieur à 1,2 millions de barils supplémentaires par rapport à 2014. Certes, relève l’AIE, les grands producteurs américains de brut et les indépendants, en particulier dans le pétrole de schiste, ont réduit leurs investissements de capacité. Mais leur production ne diminuera pas avant la fin de cette année.

Conclusion

technip_416x416Selon l’AIE cet excédent d’or noir devrait se poursuivre durant le premier semestre 2016, malgré une légère contraction de la production des pays hors OPEP, tout en insistant que le pétrole iranien n’a pas été pris en compte dans ses prévisions. L’agence rappelle que la réduction des budgets d’exploitation et d’investissement de capacité des groupes pétroliers, nationaux ou majors, finira bien par rééquilibrer le marché. La banque mondiale travaille sur un scénario réaliste d’un baril américain sous les 40 $ et un Brent à 50 $. Un risque, mais aussi une opportunité dont il faut avoir conscience lorsque l’on est possesseur de valeurs de groupes pétroliers comme Total, Royal Dutch, BP ExxonMobil etc., ou encore de parapétrolières comme Technip, Vallourec, CGG, etc…

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2 Comments
  1. florian

    18 août 2015 at 13 h 39 min

    Tant pis si le marché délaisse les pétrolières et certaines parapétrolières dont les cours commencent vraiment a être bas, l’occasion d’acheter à bon prix

  2. Patrick

    18 août 2015 at 13 h 43 min

    C’est vrai que l’on a assisté a un jeu de massacre sur les hydrocarbures, je suis d’accord avec Florian, c’est le bon moment d’acheter ses valeurs délaissées

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