Prévisions OCDE euro, plan Juncker, un casse-tête pour les bourses ?

1018 vues 2 Commentaires

plan Juncker-FEISIl semblerait que les marchés prennent un malin plaisir à nous envoyer des signaux contradictoires. Entre les prémices d’inflation, alors que le QE européen vient tout juste de débuter, et que M. Benoit Cœuré de la BCE évoquait son augmentation temporaire à 100 milliards cet été pour éviter tout risque de manque de liquidités. L’OCDE vient de réviser ses estimations de croissance, alors que le « plan Juncker » du nom de président de la Commission européenne présenté fin 2014, vient d’avancer significativement. Celui-ci est destiné à relancer la croissance et l'emploi en Europe. Une première, le plan Juncker sera doté de 315 milliards d’euros pour l’investissement sur trois ans via la création d’un fonds pour les investissements stratégiques, le FEIS. Il y a une dizaine de jours, le gouvernement de Manuel Valls via le ministre Rebsamen avait annoncé qu’un prêt de 400 millions d’euros compris dans le « plan Juncker » allait permettre de créer « près de 6.000 emplois » dans le secteur du logement. Dans cet article Prévisions OCDE euro, plan Juncker, un casse-tête pour les bourses ? je vous propose des éléments de réponse pour mieux saisir la complexité de la situation économique en Europe, la nature et l’humeur des marchés boursiers.

Léger ralentissement de la croissance de l’activité privée en zone euro

Prévisions OCDE euroMalgré la poursuite de la baisse des prix, la croissance de l’activité du secteur privé dans la zone euro a légèrement ralenti le mois dernier. Les enquêtes d auprès des directeurs d’achats confirment que les entreprises ont contre toute attente renforcée leurs recrutements atteignant un plus haut depuis 2011. L’indice PMI composite est un indicateur précieux pour tout trader, il rassemble les secteurs des services et de l’industrie manufacturière, Au mois de Mai celui-ci a reculé à 53,6 après 53,9 mais dépasse la première estimation de 53,4 publiée le mois dernier. Le sous-indice des prix à la production, s’établit à 49,5 contre 49,2, et reste inférieur au seuil de 50 sous lequel il traduit une contraction. Ce qui indique que l’embellie récent de l’économie de la zone euro a perdu une partie de son élan en mai, la croissance de la production et des nouvelles commandes ralentissant l’une et l’autre à des plus bas de trois mois ». L’autre indice à suivre pour se renseigner de la santé de l’économie européenne est l’indice PMI composite, qui inclut aussi le secteur manufacturier, il est lui aussi pour sa part en baisse revenu à 55,8 contre 58,0, au plus bas depuis décembre 2014.

Que penser des prévisions et révisions de l’OCDE sur la croissance ?

ocdeL’OCDE, l‘organisation de coopération et de développement économiques) compte 34 pays membres développés (États-Unis, Union européenne, Australie, Japon…) et émergents (Mexique, Chili, Turquie…). La Chine, le Brésil et l’Inde n’en font pas partie, confirme ce ralentissement de l’activité européenne. L’institution financière a d’ailleurs révisé à la baisse ses prévisions de croissance mondiale pour 2015 et 2016. La contraction de la croissance aux États-Unis et le ralentissement en Chine pesant lourdement sur la reprise économique. Logiquement l’OCDE à donc comme de coutume appelé à augmenter les investissements afin de stimuler l’économie mondiale. Dans ses « Perspectives économiques », elle a réajusté ses prévisions de croissance mondiale à 3,1% en 2015 et à 3,8% en 2016, contre auparavant 4% et 4,3% en mars 2015. « La croissance mondiale devrait continuer de s’améliorer pour la fin 2015 et 2016, mais en deçà de la période d’avant-crise, et sa répartition sera modifiée par rapport aux dernières années », souligne l’organisation. « Le premier trimestre 2015 a enregistré la croissance la plus faible depuis la crise », indique-t-elle, soulignant notamment la « forte baisse » du PIB aux États-Unis et le ralentissement plus important que prévu en Chine. Pour les États-Unis, l’OCDE prévoit désormais une hausse du PIB de 2% en 2015 et 2,8% en 2016, contre 3,1% et 3% prévus lors des précédentes prévisions publiées en mars. Après sa contraction au premier trimestre (-0,7%) due à un hiver rigoureux et au dollar fort, l’économie américaine devrait renouer avec la croissance grâce notamment à « des conditions monétaires encourageantes », « des prix du pétrole plus bas » et du désendettement des ménages, même si la hausse du dollar et la chute des investissements dans le secteur de l’extraction du pétrole de schiste font peser un risque sur les marchés.

Conclusion

Cet instantané de la situation économique, montre à quel point il est aujourd’hui difficile, de se placer sur le long terme sur les marchés boursiers. En revanche en utilisant les indicateurs évoqués dans cet article, tels que l’indice PMI composite, Le sous-indice des prix à la production. Ou en prenant connaissance des « Perspectives économiques » de L’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques), il est possible en revanche de spéculer en maitrisant au mieux les risques.

COMPLÉTEZ CE FORMULAIRE

Un conseiller vous contactera pour vous expliquer comment se positionner sur la bourse.

2 Comments
  1. Greg

    5 juin 2015 at 9 h 40 min

    Le plan Juncker arrive un peu tard après des années d’austérité, ca devrait toutefois relancer un peu la croissance surtout dans les pays du sud de l’Europe

  2. François

    5 juin 2015 at 9 h 46 min

    @Greg tout a fait d’accord mieux vaut tard que jamais, mais ne crions pas encore victoire car le plan Juncker n’est pas totalement financé. Les prévisions de l’OCDE sont quasiment toujours révisées a la baisse.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *