Pourquoi le secteur bancaire est-il autant craint par les investisseurs ? 

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Partout, dans les salles de marché mais aussi bien aux infos, on n’hésite plus à demander aux investisseurs de retirer leurs billes sur les valeurs bancaires. Ce secteur est craint depuis la fameuse grande crise financière de 2008 qui commença avec la faillite de la plus grosse banque américaine Lehman Brothers. Aujourd’hui en 2016, malgré des indices américains affichant leurs plus hauts historiques et des indices européens en mode comme ci comme ça, une simple comparaison avec ces indices et l’indice Eurostoxx 600 banks démontre encore bien que le secteur bancaire est le seul qui est à 1/5 ème de sa valeur pré crise. Alors, quels sont les éléments qui ne mettent pas en confiance les investisseurs sur ce secteur très particulier. 

Le manque de transparence du business model des banques

 

Les bancaires appatent avec de beaux dividendes (comptez 5-7%) mais c’est uniquement pour cacher le fait que leur business model manque sérieusement de transparence. En effet, qui sait réellement ce que font les banques pour générer du bénéfice ? Personne ne le sait vraiment. L’opacité, le manque de clarté de la part des banques est un des points noirs qui fait que les investisseurs évitent d’investir dans les banques.

Une trop grande dispersion des activités

 

Quand on parle de banques, on pense d’abord à celle qui est au coin de la rue et où vous y avez ouvert un compte. Bon, ça c’est du retail banking, mais la banque ce n’est pas que ça : on y trouve des activités de courtage, des banques d’investissement, et bien d’autres activités. Le principal dans tout ça, c’est qu’il n’y a pas moyen de savoir directement les revenus de chaque activité et les bilans des banques sont parfois difficiles à lire ou à interpréter. 

Un secteur volatile

 

Les bancaires sont parmi les plus volatiles. Ce sont les premières à gagner du terrain quand tout va bien, mais quand tout va mal c’est en général le secteur financier qui trinque. En général si on cherche à faire du long terme, on préfère plutôt tout ce qui baisse en dernier n’est-ce-pas ? Bon, c’est sûr, le dividende est quand même sacrément intéressant. 

Deutsche bank en mode déboires financiers

 

Celle qui fait parler d’elle en ce moment, c’est la Deutsche bank. La banque d’investissement Allemande est en état de quasi faillite, avec une capitalisation boursière de seulement 15 milliards d’euros alors qu’elle détient 1800 milliards d’euros d’actifs. Une faillite qui selon les analystes financiers, aurait 3 fois plus d’impact sur l’économie réelle que ne l’a eu Lehman Brothers en 2008. Les rumeurs disent que Merkel ne sauvera pas la banque malgré une demande de recapitalisation equivalente à 114 milliards d’euros pour couvrir la réglementation européenne.

Le problème n’est pas tant le poids des actifs détenus par la banque, mais plutôt la sanction infligée par les États-Unis dû à l’implication de la Deutsche bank dans la crise des subprimes. L’amende demandée ? 14 milliards d’euros… Soit l’équivalent de sa capitalisation boursière. Et c’est ce dossier là qui fait craindre un risque systémique pour tout le secteur financier. 

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3 Comments
  1. patrick

    3 octobre 2016 at 11 h 07 min

    Si aprés la crise de 2008 les banques ne se faisaient plus du tout confiance, il aura fallu des plans gouvernementaux pour restaurer un peu leur bilan. Aujourd’hui l’on dirait que l’on est revenu au point de départ, personne n’achète les bancaires et les banques les premières…

  2. christian

    3 octobre 2016 at 11 h 18 min

    Les banques centrales ont leur role dans la débandade des banques. En tuant les interets, les banques ne gagne plus assez de marges sur les crédits

  3. olivier

    3 octobre 2016 at 11 h 38 min

    la comparaison avec Lehman fait sens même si, Lehman Brothers était gavée de subprimes. La DB en revanche est gavée de fonds d’état. En 2008 c’étaient les MBS et autres produits pourris qui étaient surévalués, aujourdh’hui, ce sont les dettes souveraines

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