Pourquoi le marché baisse plus vite qu’il ne monte ?

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Aviez-vous remarqué que les marchés actions (j’exclus le forex car les règles sont différentes) à tendance à baisser plus vite qu’il ne monte ? Si un marché qui monte, monte en général pendant plusieurs semaines voire plusieurs années, 4 à 5 mois de baisse phénoménale peuvent anéantir des années de gains sur les actions. Nous allons tenter de comprendre ce phénomène car il est important de savoir comment réagit un bull market (un marché avec des plus hauts toujours plus hauts) et comment réagit un bear market (un marché avec des plus bas toujours plus bas).

bullvsbear

Deux marchés, deux psychologies

Le bull market, ou marché haussier

Les phases où le marché est haussier durent plus longtemps en moyenne que les phases de baisses. Cependant il faut noter que le marché haussier monte petit à petit contrairement à un marché baissier. Pourquoi ? Le bull market implique l’espoir et la cupidité.

Entre espoir et cupidité, le fossé est à peine creusé

Quand on achète un titre en effet, on a certes analysé que ce titre allait monter, mais cette hausse est en grande partie alimentée par l’espoir. On a l’espérance que le marché monte, on le voit monter, et celui-ci monte petit à petit dû à un énorme biais psychologique : on a du mal à renforcer les gains, car cela veut dire aussi qu’on peut passer plus rapidement en perte comme le prix moyen se rapproche du cours. Peu de personnes ne renforcent sur les points hauts, et si on étudie les volumes, plus le marché haussier dure, plus le volume de transactions diminue avec le temps. En effet, qui achèterait le point le plus haut de l’année par exemple ? Absolument personne.

Dans les marchés financiers, il y a des retracements faibles, les retracements se faisant en partie à cause des prises de bénéfices. Mais ces prises de bénéfices sont presque aussitôt rachetées à cause justement de cette effet « d’espoir ». Comme on dit, l’espoir fait vivre, n’est-ce pas ?

Ce qui fait monter le marché de plus en plus haut, c’est la cupidité. En effet, les plus fous d’entre nous vont vouloir des retours sur investissement allant jusqu’à 60% voire 100%, et c’est en partie avec ces personnes que le marché monte car ils n’hésitent pas à accumuler les titres au fur et à mesure des baisses ou retracements. Les titres qu’ils accumulent forment au bout d’un moment une certaine couverture qui empêche le prix d’aller plus bas.

Un marché haussier prend en général 300 à 450% en 6/7 ans. Certaines périodes vont même aller jusqu’à 800% ou 1000%, et certains titres vont carrément exploser comme ce fût le cas avec Apple et Tesla.

Le bear market, ou marché baissier

La cupidité fait monter le marché très fortement, et ensuite vient la prise de bénéfices de ces personnes là. D’ordinaire on avait un marché haussier avec des retracements faibles, et là, les retracements deviennent de plus en plus forts, au point de ne plus permettre le marché de faire des de nouveaux plus hauts. Quand le marché plafonne et change de direction, on appelle cela un reversal, et on rentre progressivement dans une phase de bear market : une phase rapide mais forte en émotions.

Le bear market, essentiellement drivé par la peur

La peur est l’essence n°1 d’un bear market, si les premiers cupides s’en sont sortis à merveille, les derniers sont pris au pièges car ils ont leur bénéfice complètement amoindri. L’espoir les a fait garder leurs titres, et au fur et à mesure que les prix baissent, l’investisseur est sous pression.

Au bout d’un certain niveau de baisse, ces investisseurs là lâchent prise et c’est là qu’on voit les plus forts mouvements baissiers. Une multitude d’actions sont vendues rapidement, au prix des acheteurs, et ces acheteurs là les veulent à bas prix ! Ce genre de marché est caractérisé par des baisses rapides et des forts retracements haussiers (mais les retracements ne vont pas jusqu’au dernier plus haut). Les retracements haussiers sont plus forts car les acheteurs espèrent faire de bonnes affaires à un tel prix, mais ils sont souvent lésés surtout quand le marché enfonce les prix encore plus bas.

Le bear market est fortement influencé par les mauvaises nouvelles macroéconomiques ou géopolitiques, et très souvent, le déclin des actions est synonyme de faillites à répétition.

Deux psychologies, deux états d’âme

Là où je veux mettre l’accent, c’est qu’il faut avoir deux stratégies pour ces deux marchés totalement différents. Les périodes de profit les plus fortes se réalisent quand le marché est baissier car il est très facile de faire des points en suivant la tendance (d’autant plus que les profits sont réalisés assez rapidement pour les vendeurs à découvert). En revanche, les investissements à long terme se font sur les marchés haussiers car les hausses peuvent être phénoménales tandis que les shorteurs sont limités par le prix nul (zéros euros) alors que la perte théorique est potentiellement illimitée.

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Un conseiller vous contactera pour vous expliquer comment se positionner sur la bourse.

3 Comments
  1. Fabrice

    29 février 2016 at 18 h 18 min

    Les marchés évoluent en fonction de cycles, même si par nature la plupart d’entre nous surestiment toujours les mouvements que l’on soit fondamentalement Bear ou Bull

  2. Martin

    29 février 2016 at 18 h 27 min

    La liquidité a une grande part dans la baisse toujours plus brutale des marchés que leur hausse. Lorsque les marchés tanguent il y a moins de contrepartie à l’achat, enfin c’est que j’en ai compris de mon humble expérience

  3. Greg

    29 février 2016 at 18 h 34 min

    @Fabrice tout a fait d’accord d’autant plus les marchés sont des indicateurs avancés de certains secteur de l’économie, et la croissance est elle aussi cyclique.

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