Piqure de rappel pour bien investir dans les Biotechs

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investir dans les BiotechsLe secteur des Biotechs offre des niveaux de rentabilité exceptionnelle ce qui inévitablement attire des cohortes d’investisseurs en mal de rendement, alors que l’appétit du risque est aiguisé par les politiques monétaires des banques centrales. En effet, ce secteur d’avenir constitue un excellent moyen de générer de très gros bénéfices, ce qui a pour effet d’augmenter la volatilité des titres issus des Biotech soumis à une forte pression spéculative. Pour autant, les performances de certains titres sont aux antipodes comme on a pu s’en apercevoir avec Nicox une des stars de la cote considérée comme une valeur d’avenir et qui s’est littéralement effondré en l’espace de quelques semaines, ou à l’opposé une valeur comme Genzyme suite à la tentative d’acquisition par le géant français Sanofi-Aventis a vu sa performance grimper de près de 50 % en l’espace de 15 jours. Je vous propose aujourd’hui dans cet article intitulé  » piqûre de rappel pour bien investir dans les Biotechs  » de découvrir un secteur qui n’a pas fini de faire parler de lui.

Profiter d’un secteur dont les valorisations sont encore faibles

cellectis-biotechsLa plupart des gestionnaires de portefeuille vous le diront, en cas de succès les Biotechs peuvent fournir une marge brute dépassant les 90 %. Toutefois, être capable de sélectionner la valeur qui permettra d’obtenir de tels rendements est loin d’être une sinécure. Pour autant cela n'empêche pas de nombreux investisseurs professionnels à affirmer, que les entreprises des Biotech représentent l’avenir, bien que le la majorité des titres ne produise à l’heure actuelle aucun revenus. C’est donc par excellence un pari sur l’avenir, et s’il est vrai que ces sociétés sont de grosses consommatrices de capitaux, en revanche elles sont extrêmement rentables dès lors que la commercialisation d’un de leurs produits est réussie. Et ce d’autant plus, que la majorité des titres de dévalorisation très faibles, ce qui attire les prédateurs, et tout particulièrement la convoitise des grands groupes pharmaceutiques. En effet, il est nécessaire de rappeler que la plupart des brevets détenus par les firmes de BigPharma tomberont dans le domaine public dans le courant de l’année 2015. C’est ainsi qu’avec fierté le président de FranceBiotech et DG de la biotech hexagonale Cellectis (aujourd valorisée à 900 millions d’euros) M. André Choulika aiment à rappeler que «Il suffit de prendre en compte le pipeline de produits des industries pharmaceutiques pour s’apercevoir que 60% de ce dernier sont issus des biotechnologies, contre 0% il y a une vingtaine d’années». Les chiffres de la seule année 2014 sont éloquents marquant une nette accélération des fusions/acquisitions, dont OSI Pharma, racheté par Astellas avec une prime de 61%, Zymogenetics acquis par Bristol Myers avec une prime de 99% ou encore Crucell repris par Johnson & Johnson avec une prime de 57%…

Les Biotechs plus que jamais rendement rime avec risque

Biotechs-nasdaq-logoVous l’aurez compris, le secteur des Biotechs reste toutefois un secteur à risque, sinon à haut risque. De par son hétérogénéité d’abord, puisqu’il existe aussi bien de grandes sociétés, surtout américaines telles que BioGen Idec ou encore Amgen, qu’une foultitude de petites qui n’ont pas encore de produits en vente, et encore de nombreuses années devant elles à ce régime. Les investisseurs français ne sont pas aussi bien lotis que leurs homologues outre Atlantique, ayant le choix entre de nombreux fonds spécialisés dans ce secteur. En raison du faible nombre de fonds spécialisés en France, ce sont les investisseurs généralistes, moins éduqués sur le secteur et frileux face à des sociétés sans revenus, qui sont à la manœuvre. En revanche, de l’autre côté de l’Atlantique, les fonds 100 % Biotechs sont légion. Les plus renommés, Baker Brother’s et Orbimed, gèrent plus de 10 milliards de dollars, ce qui leur donne une puissance de feu exceptionnelle. En effet une Start up qui souhaite être cotée sur le Nasdaq peut espérer obtenir environ 100 millions de dollars lors de son introduction, alors qu’en France qui reste pourtant le pays en Europe le mieux loti en la matière, les sociétés Biotechs n’obtiennent dans le meilleur des cas que 30 à 40 millions. Ce qui explique pourquoi la plupart des Biotechs françaises tentent désormais de se financer au pays de l’oncle Sam.

Conclusion

warren-buffettLe plus grand handicap que doivent surmonter les Biotechs françaises et européennes par rapport à leurs concurrents américains, c’est le déficit en flux de capitaux. Ce qui implique impérativement pour investir dans ce secteur, de privilégier la variété dans la constitution de votre portefeuille. Tout en gardant à l’esprit ce conseil du gourou de l’investissement M. Warren Buffet : «je veux pouvoir expliquer mes erreurs. C’est pourquoi je ne fais que des choses que je comprends».

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4 Comments
  1. Jerôme

    19 mars 2015 at 17 h 49 min

    Les biotechs sont synonymes de gros gains, mais en meme temps qui dit gros gains dit gros risques, je pense que le stock picking est impératif mais comment faire son choix alors que ce secteur reste incompréhensible ?

  2. Fabrice

    19 mars 2015 at 17 h 52 min

    @jerome, si on a un peu de cash disponibles, il faut investir comme l’a fait le meilleur trader de tous les temps, en sélectionnant 100 valeurs au hasard dans le biotechs et garder le tout pendant 10 ans

  3. julien

    19 mars 2015 at 17 h 59 min

    plutot que de s’amuser à faire du stock picking il vaut peut etre mieux investir dans un ETF qui réplique l’évolution du secteur Biotech

    • Quentin

      23 mars 2015 at 16 h 37 min

      L’avantage du stock picking c’est qu’on cherche à trouver un bêta supérieur à la performance de l’ETF en général. Un ETF Biotechs permet de réduire le risque comme sur les indices boursiers mais réduit également le gain ou la perte ce qui inciterait des personnes à utiliser un fort levier

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