Les pièges tendus aux traders par les banques centrales

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dettes publiquesLa banque centrale européenne, comme toutes les banques centrales dispose de nombreux privilèges, dont l’un des plus importants qui est que celle-ci n’a pas à rembourser la dette émise. Même si techniquement, il n’y a pas de limite à l’émission de date possible, en revanche comme toute monnaie fiduciaire celle-ci n’est basée que sur la simple confiance. C’est-à-dire qu’elle n’a pas de valeur intrinsèque, depuis l’abandon de la convertibilité du dollar en or, qui a le statut de monnaie de réserve mondiale. L’endettement des états a pris des proportions gigantesques, des montants révélés par la crise de 2008, suivi de la crise de la dette souveraine en Europe, tandis que le Japon se débat avec des niveaux de tête record. La décision de la banque centrale européenne de lancer son assouplissement quantitatif confirme que désormais, beaucoup d’États se conduisent comme s’ils ne rembourseront jamais leurs dettes publiques pensant qu’elles sauront inévitablement restructurées ou encore monétisées, c’est-à-dire converties en devises utilisée par la banque centrale. C’est ce que l’on a appelé le put Greenspan puis le put Bernanke et aujourd’hui le put Draghi. Une promesse du patron de la BCE symbolisée par la phrase « Whatever it takes ». Dès lors on peut s’attendre à entrer dans un cycle de formation puis d’éclatement de bulles d’actifs financiers, ou au mieux à leur dégonflement. Découvrez dans cet article comment déjouer les pièges tendus aux traders par les banques centrales.

Des contrats obligataires émis sur des durées dépassant le siècle

piege-banques centralesIl suffit simplement de jeter un petit coup d’œil sur des émissions récentes pour se rendre compte de l’augmentation de l’appétit du risque sur les marchés. Ceci est d’autant plus frappant sur les émissions longues durée des états, et ce même pour les mieux notés d’entre. En effet les politiques monétaires d’assouplissement quantitatif ayant déversé des milliers de milliards de dollars de liquidités sur les marchés ont fait baisser les taux de manière drastique. Dès lors les gestionnaires de fonds, les grosses banques d’affaires ont été contraintes à intégrer dans leur portefeuille des titres moins bien notés. Comme des obligations d’entreprise moyennement notées, puis celles dont la note dégradée, ou encore des obligations de pays émergents), sur des maturités d’un siècle. Ainsi dernièrement le Mexique à mener une adjudication d’un milliard de livres à 100 ans au taux de 5,75 %. L’Espagne qui a connu une sévère crise de solvabilité durant l’épisode de la dette souveraine en 2012  à mener une émission de Bonos, que les investisseurs amnésiques quant aux problèmes d’endettement de l’Espagne se sont arrachés. Même son de cloche du côté des émissions obligataires d’entreprises, ainsi la firme de Cupertino Apple lance une méga émission à maturité de 7, 10 et 30 ans à 4 % avec un objectif de 40 milliards de dollars. Même son de cloche du côté de l’Hexagone avec des émissions à maturité d’un siècle de pilier du CAC 40 comme GDF Suez ou EDF. Il devient alors difficile pour un investisseur particulier de juger de la pertinence d’un investissement sur des périodes de temps dépassant l’espérance de vie humaine.

Les banques centrales augmentent l’appétit au risque des investisseurs.

les-piments-verts-et-rougesLes détracteurs de l’action des banques centrales, n’hésitant pas à qualifier leur politique de dirigiste, avance que depuis une décennie les marchés financiers bénéficient d’une excellente rente de situation, notamment grâce aux subventions de l’État. Ironiquement, en signalant que certains acteurs ne sont pas des chantres du libéralisme. En prenant l’exemple tout simple du sauvetage des banques d’affaires américaines, qui ont pu spéculer des produits financiers structurés à haut rendement assuré, tout en bénéficiant de l’assurance qu’en cas de perte celle-ci serait assumée par les pouvoirs publics. En effet, tout trader c’est qu’il y a toujours un acheteur ou un prêteur en dernier ressort sur les marchés financiers. Dans ce contexte largement dominé par les grosses mains du marché, un investisseur particulier doit faire preuve de la plus grande vigilance en adoptant des stratégies de couverture ingénieuse, notamment en diversifiant la nature de ses actifs.

Conclusion

keynesL’adage de John Maynard Keynes soutenant « qu’à long terme nous serons tous morts » semble être la nouvelle doctrine des banques centrales et l’ensemble de la communauté financière qui favorise désormais ouvertement le présent au détriment du futur. Les décisions politiques sont désormais fortement intriquées avec celles des banques centrales partout dans le monde. Le poids du verbe des gouverneurs ne cesse de grandir et dicte les anticipations du marché, la fameuse Forward Guidance chère à Ben Bernanke. Dans un tel marché n’offrant quasiment plus de rendement dans les papiers les plus surs, la prudence est de mise, restez investi sur le marché action, et diversifiez les devises que vous détenez.

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2 Comments
  1. Jerôme

    20 février 2015 at 14 h 52 min

    Les actions restent le meilleur placement surtout sur la durée, apres pour un particulier vouloir trader au quotidien demande du temps et du capital

  2. François

    20 février 2015 at 16 h 46 min

    C’est ainsi, il faut accepter le marché tel qu’il est, peu importe que l’on est raison et le consensus tort, la tendance a toujours raison dans l’investissement boursier.

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