Mon analyse sur le cours du Cac 40 pour 2014

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cours cac 40 2013

Peu d’analystes se mouillent pour prédire l’orientation que prendra le CAC 40 en 2014, force est de constater qu’il plane de gros doutes sur la santé de l’économie française, et ce n’est pas un hasard si l’indice de référence parisien a été à la traîne tout au long de l’année par rapport à ses homologues américains japonais ou même allemand en Europe, malgré le rattrapage constaté durant le dernier trimestre. Le CAC 40 a toutefois progressé de près de 18 % durant l’exercice 2013, on se souviendra qu’il avait pris 15,2 % en 2012.

cours cac 40 2013

Ce que reprochent les économistes en général à la France, c’est de n’avoir pas effectué les reformes nécessaire pour permettre une relance solide de son économie. Au-delà de la dette souveraine de l’État français, son système de santé ne cesse de creuser des déficits, alors que la population est vieillissante. Le niveau d’imposition est insoutenable et le coût du travail élevé fait fuir de nombreux investisseurs. Certains analystes restent tout de même positifs, car il faut savoir que les trois quarts des entreprises cotées sur le CAC 40 sont des multinationales qui évoluent en réalité sur un marché couvrant la planète entière. À l’image d’Alcatel Lucent qui a pris plus de 240 % ou encore EADS avec plus 90 %.

 

Une formidable hausse en 2013

Peu d’investisseurs en 2012 auraient misé sur le formidable rebond des marchés boursiers en 2013, bien que ce rebond s’est effectué sans réelle connexion avec les fondamentaux économiques. En effet de nombreux experts estiment que nous avons assisté à cette hausse en 2013 des indices européens et plus précisément du CAC 40, suite aux rumeurs de rétrécissement de la politique d’assouplissement monétaire de la Fed, ce qui a eu pour effet d’engendrer une réallocation des investissements au détriment des pays émergents vers ceux de la zone euro. Il faut se rappeler qu’au cœur de la crise de la dette européenne, les investisseurs avaient fui l’Europe craignant que la monnaie unique européenne n’explose, engendrant une baisse de 17 % en 2011 de l’indice phare de la bourse de Paris.

Rattrapage ou réels profits ?

D’après les analystes de la de JP Morgan il s’agit plus d’un rattrapage que d’une réelle augmentation des profits. En effet ceux-ci tablent sur une augmentation de 1,1 % du PIB de la zone euro en 2014 alors que celui-ci avait fléchi de 0,5 % en 2013. En revanche en 2014 on peut espérer une réelle amélioration des bénéfices des entreprises européennes qui devraient d’après les analystes de la banque américaine engranger des profits aux environs de 10 %. De plus nombreux experts commencent à penser que le marché américain est à un zénith puisqu’il se paye près de 18 fois les bénéfices sur le S&P 500 alors que les valeurs de l’Euro Stoxx 50 ne valent « que » 14 fois leurs bénéfices. Il y a donc fort à parier que la dynamique de hausse va se poursuivre sur le marché européen

Une économie française au ralenti

Certaines mauvaises langues relèvent que 50 % des dirigeants du CAC 40 sont issus des grands corps d’État qui forment les dirigeants français, ce qui expliquerait selon eux que la compétitivité française soit sacrifiée sur l’autel de la camaraderie entre élites politiques et élites économiques favorisant ainsi une structure oligopolistique. La grande majorité des leaders de l’économie mondiale ont réduit le poids de l’État dans l’économie de leur pays, et limité les largesses sociales, la France reste l’une des seules puissances préférant creuser son déficit public, à grands coups d'emplois aidés. Tandis que les travailleurs du secteur privé bénéficient du fameux CDI qui protège leur emploi, la plupart des pays européens avec l’Allemagne en tête ont choisi de réformer de fond en comble son marché du travail et son système de protection sociale. Autre facteur qui affaiblit l’économie française, le peu de présence sur la scène internationale des PME françaises.

Le CAC n’est plus dépendant de l’économie en France

La France n’est pas à un paradoxe près en matière économique, en effet malgré son bonnet d’âne quant aux peu de réformes structurelles qui ralentissent sa sortie de crise. Il faut savoir que parmi le classement des 100 plus grandes entreprises européennes 32 sociétés françaises qui y figurent, et parmi les 500 premières multinationales en termes de chiffre d’affaires 39 firmes sont tricolores. Ces chiffres sont élogieux toutefois il convient de les regarder de plus près afin de pointer du doigt les difficultés de l’Hexagone à sortir de la crise. En effet on s’aperçoit que la majorité de ces grands groupes tirent plus de la moitié de leurs recettes grâce à des contrats au niveau national, une situation qui s’apparente à une forme de protectionnisme. Leur performance s’appuie sur la protection d’un État souvent actionnaire, un quasi-monopole des marchés, des rentes sectorielles et une grande partie de commandes publiques.

Investissez en stock picking

La réussite de vos investissements 2014 dépendra plus que jamais de votre capacité à effectuer un bon stock picking. Pour résumer la situation on peut dire que l’année 2013, les investisseurs du monde entier auront acheté des actions grâce à la politique accommodante des différentes banques centrales ayant confirmé en fin d’année une timide reprise. En 2014 pour confirmer la hausse des marchés, il faudra que la consolidation et la reprise économique soient effectives. Le prochain paragraphe de cet article vous donnera quelques pistes pour choisir les valeurs dans les secteurs susceptibles d’évoluer en hausse. Toutefois on peut d’ores et déjà déduire que les valeurs du luxe qui ont chuté en fin d’année après avoir surperformé ces dernières années sont à éviter, il en va de même pour toutes les valeurs produisant des biens de consommation.

Les secteurs à suivre

Les TNT sont un ensemble regroupant les technologies, les médias et les télécoms, on se souviendra que ce secteur fut à l’origine de la première bulle Internet et il lui aura fallu une décennie pour se refaire une santé. Des valeurs comme SAP, Sage, Gemalto ou Alcatel-Lucent (+240% en 2013), Publicis, Lagardère, BT, Deutsche Telekom, Bolloré que vous pourrez surpondérer dans votre portefeuille pour un horizon d’investissement à moyen long terme. Autre secteur à surveiller celui de la chimie, l’automobile, les valeurs financières et l’énergie

Les trackers CAC40 à prendre en 2014

Les avantages des trackers ne sont plus à démontrer outre le fait que la plupart sont éligibles au PEA, ils permettent une bonne diversification de votre portefeuille, des taxes financières mesurées, ils bénéficient en outre d’une excellente liquidité et peuvent être utilisés pour spéculer aussi bien à la hausse qu’à la baisse avec effet de levier. Certains des trackers sont éligibles au PEA notamment le BX4 (SGAM ETF XBEAR CAC 40), E40 (EASY ETF CAC 40), le LVC (LYXOR ETF Leveraged CAC 40) et le tracker Amundi.

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Un conseiller vous contactera pour vous expliquer comment se positionner sur la bourse.

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