Mes conseils pour savoir bien sortir du marché Boursier

480 vues Laisser un commentaire

conseils pour savoir bien sortir du marché BoursierL’investissement en ligne est loin d’être une science exacte quoiqu’en disent les analystes et autres experts financiers. Pour la simple et bonne raison que l’économie n’est pas une science dure mais plutôt une science humaine. Ainsi, lorsque l’on parle de spéculation boursière, et plus particulièrement d’investissement sur les marchés actions, une idée reçue veut que le placement en actions soit toujours gagnant, dans une perspective à long terme. Je vous propose dans cet article intitulé Mes conseils pour savoir bien sortir du marché boursier de démystifier ces idées reçues, et vous fournir des indications précieuses sur la stratégie à suivre pour savoir quand entrer et sortir au bon moment sur le marché boursier.

Le rôle ambigu des gestionnaires de fonds

L’une des premières choses à savoir est que les gestionnaires de fonds d’investissement, et en règle générale tous les opérateurs de marchés se rémunèrent sur les transactions effectuées. Ce qui veut dire de façon plus simple que tous les acteurs ont un intérêt à ce qu’il y ait en permanence le plus de transactions possible, afin de se rémunérer. Une autre idée qu’il est important de prendre avec des pincettes, c’est qu’il est souvent convenu que les marchés actions sont toujours gagnants sur le long terme, tout d’abord j’aimerais remettre les pendules à l’heure, car lorsqu’il s’agit d’investissement boursier le gain garanti n’existe pas. Ce qui est d’autant plus vrai pour les particuliers pour qui il est impossible de répliquer la performance d’un indice servant de référence, sans même parler de la fiscalité sur les revenus boursiers.

Pour bien performer il faut vendre à temps les mauvaises valeurs

logos_cac40Pour prendre un exemple parlant, afin de démystifier la théorie du toujours gagnant à long terme, je vous propose de mener une réflexion sur un indice d’actions parmi le plus connu au monde. C’est-à-dire l’indice de la bourse de Paris le CAC 40 qui mesure la performance des 40 sociétés ayant la plus grosse capitalisation boursière en France. D’ores et déjà la notion de long terme et bancal en ce qui concerne l’indice phare parisien, puisqu’en effet le CAC 40 n’existe que depuis 1988, ce qui fait environ une vingtaine d’années de recul. L’assertion selon laquelle quiconque est capable de suivre cet indice boursier, n’est possible que depuis quelques années seulement avec l’arrivée des fonds indiciels cotés en continu, les fameux trackers, apparus il y a seulement une décennie. Auparavant, répliquer un indice nécessitait pour l’investisseur d’avoir toutes les actions qui composent l’indice, correctement pondérées en fonction de leur capitalisation. Avant l’arrivée des trackers, et des plates-formes de trading en ligne l’investisseur souhaitant se constituer une allocation d’actifs équilibrés était inévitablement face à un travail titanesque. En effet, celui-ci devait systématiquement sortir de son allocation les valeurs les plus faibles, ou celle ayant été sortie de la composition du CAC 40. Aujourd’hui encore malgré tous les outils disponibles, près de 90% des gérants font moins bien que leur indice de référence.

Le rôle historique de l’inflation dans la destruction de richesses

bretton_woodsL’autre hypothèse largement contestable et fausse, largement colportés par les tenants de la théorie « toujours gagnant à long terme » part de l’assertion que tous les dividendes sont systématiquement réinvestis. Un postulat qui s’avère être erroné car ignore tout simplement l’impôt. En effet afin de réinjecter la totalité des dividendes versés, une fois à jour niveau fiscalité il faudra rajouter de l’argent. La plupart des gestionnaires de comptes sous-estiment volontairement ou involontairement le rôle joué par l’inflation. En effet, depuis la fin des accords de Bretton-Woods nous vivons dans système monétaire dont les monnaies sont purement fiduciaires, et qui ne sont donc pas adossés à l’étalon or, la monnaie ultime. Au cours de la formidable poussée du CAC 40 à partir du milieu des années 70, il y a, bien sûr, la valorisation des fleurons nationaux, dont certains sont des champions mondiaux dans leur secteur. Mais il y a aussi la fourberie de l’inflation. En 1988, la capitalisation pondérée de l’ensemble des valeurs du CAC 40 était rapportée à l’indice 1 000. Mais on comprend bien que, s’il y a de l’inflation, cette base de capitalisation doit être pondérée de cette dernière. Il faut donc réviser l’indice en fonction de celle-ci. Que vaut une base de 108 de 1854 aujourd’hui ? L’inflation est restée relativement stable, en raison du franc-or jusqu’en 1911. Puis sont venues deux guerres mondiales, le passage au nouveau franc, les dévaluations en série, les chocs pétroliers et, enfin, l’euro. Faute de référence fiable, mieux vaut se baser sur l’or pour estimer l’inflation.

Conclusion

Une once d’or valait 25 $ en 1853, elle en vaut 1100 aujourd’hui. La base 100 de 1853 représenterait de nos jours 4 000. Certes, le raisonnement est imparfait, mais il l’est beaucoup moins que le langage convenu du style « rentrez pour le long terme, vous serez gagnant ». Pour investir de façon fructueuse en Bourse, il faut donc s’efforcer de prendre une partie des périodes de hausse, et sortir durant les périodes de baisse.

COMPLÉTEZ CE FORMULAIRE

Un conseiller vous contactera pour vous expliquer comment se positionner sur la bourse.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *