Les lanthanides sont le nouveau mot pour décrire les terres rares

Les terres rares sont abusivement appelées ainsi, alors qu’elles sont tout sauf rares. L’écorce terrestre regorge de ces terres qui contiennent des métaux aux propriétés électroniques et luminescentes uniques, abondantes elles sont difficiles à obtenir à l’état pur. Elles sont d’ailleurs toutes plus abondantes que l’argent ou encore le cobalt. Elles ont hérité de ce nom du fait de la difficulté à extraire ces métaux stratégiques qui sont au nombre de 17 et sont indispensables à de nombreuses technologies de pointe notamment dans l’informatique, l’aéronautique, la défense militaire ou encore l’industrie verte et l’automobile hybride et électrique. La définition de l’union internationale de chimie pure et appliquée définit les lanthanides comme un groupe de 15 éléments chimiques ayant un numéro atomique allant de 57 à 71. C’est dans les années 1940 à la faveur du projet Manhattan qui a vu la naissance de la première bombe atomique, que les terres rares purent enfin être purifiées à un niveau rentable, il faut attendre 1970 pour que leur première application grand public voie le jour sous la forme de la télévision couleur grâce aux propriétés luminophores de l’yttrium permettant de fabriquer des tubes cathodiques couleurs.

Les terres rares sont à la base d’une révolution technologique sans précédent

Depuis ces 17 métaux stratégiques ne cessent d’apporter leur contribution à l’évolution technologique à notre monde, les aimants permanents utilisés dans les alternateurs des éoliennes de très forte puissance utilisent du néodyme jusqu’à hauteur de 600 kg. Les véhicules hybrides et électriques nécessitent des batteries type NiMH à haut rendement avec une capacité de charge rapide, font elles aussi appel aux lanthanides (néodyme, dysprosium, samarium) pour leurs moteurs électriques, ou encore pour les pots catalytiques avec le cérium. Les fabricants d’ampoules à basse consommation utilisent de grandes quantités d’oxyde de rares pour leurs lampes à décharge, les néons, les ampoules fluo compactes ou encore les lasers. Enfin l’industrie militaire utilise les lanthanides pour mettre au point des systèmes de visée nocturne, ou dans les systèmes de guidage de missiles et de drones. Enfin l’électronique grand public et l’aéronautique sont friands des métaux stratégiques pour leurs composants électroniques comme les processeurs ou encore les écrans plats ou ceux des Smartphones, Boeing et Airbus utilise de nombreux alliages conçus à base de terres rares pour alléger la carlingue de leurs appareils.

Pour certains experts, une pénurie de terres rares est possible dans un futur proche


Bien que cette possibilité soit envisageable, je pense que c’est encore un peu exagéré de parler de pénurie même s’il existe bel et bien un risque de resserrement de l’offre. La Chine ayant décidé de réduire ses exportations et d’utiliser pour son industrie domestique ses ressources en terres rares. Les autres pays avec l’union européenne les États-Unis et le Japon n’ont d’autre choix que de trouver d’autres sources d’approvisionnement plus sures. Pour cela elles ont relancé leurs programmes de prospection à travers le globe, il semblerait que le Japon ait déniché des réserves phénoménales au fond du Pacifique, officieusement on parle de 80 à 100 milliards de tonnes soit 1000 fois plus que les réserves prouvées sur terre. Particulièrement exposé le Japon multiplie ses investissements notamment au Vietnam avec une usine cette fois-ci sur terre qui devrait produire des terres rares à l’horizon 2014. La France n’est pas en reste dans la course aux terres rares et prospecte les fonds marins de Polynésie.

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