Les tendances des cours boursiers en fin d’année 2014

708 vues 6 Commentaires

place de la Bourse« Fere libenter homines id quod volunt credunt… » Une citation célèbre de Jules césar qui veut dire « les hommes croient généralement ce qu’ils veulent croire ». Quoi de plus vrai dans le marché boursier, car tant que les cours sont haussiers, la majorité des investisseurs seront enclins à penser que l’économie se porte bien, et qu’il n’y a aucune raison pour que cela ne continue pas. Et les chiffres leur donne raison, car en dépit d’une croissance atone d’environ 1% depuis la crise de 2008, le cours des actions américaines ont progressé de plus de 120%. Pour avoir une chance d’estimer les tendances cours boursiers en fin d’année 2014, il faut comprendre quels mécanismes ont propulsés les bourses occidentales à des niveaux rarement atteints. Pour vous mettre sur la piste, sachez chers lecteurs que le rôle des banques centrales est si on peut dire central dans ce rallye. Malgré la volonté de maintenir les marchés en lévitation, il se pourrait bien qu’un grain de sable vienne gripper cette belle mécanique et conduire la planète finance à un désastre pire que la crise de 1929. Je suis en effet assez partisane de l’adage ne vous souciez pas des 10 plus belles hausses boursière, protégez-vous plutôt des 10 pires séances boursières.

La politique d’argent facile augmente la prise de risque

pourquoi-les-actions-en-bourse-pourraient-baisserC’est justement dans une de ces périodes dans laquelle nous nous trouvons actuellement, l’actualité récente semble me donner raison puisque la BCE à son tour vient de lancer son Q.E à l’européenne, sous la forme de TLTRO, (Targeted Longer Term Refinancing Operations ou opérations de refinancement ciblées à long-terme) pour un montant avoisinant les 1000 milliards d’euros. Une première opération qui s’est avérée décevante puisque seulement 82.6 milliards d’euros ont été alloués. Tout cet argent bon marché ne parvient pas à relancer la machine du crédit, pire comme le reconnait Mme Yellen lors d’une récente réunion avec le FMI présidé par Mme Lagarde, cet afflux de liquidités augmente la prise de risque sur les marchés. Un aveu qui souligne d’autant plus mon point de vue, à savoir qu’il est quasiment impossible pour un investisseur lambda de distinguer les bons investissements, en revanche il est tout à fait possible de détecter les mauvais placements. Ce qui me fait dire que l’investissement est un jeu de perdant, je m’explique ; Il n’est possible de gagner dans la durée qu’en distinguant ce qui est faux, on gagne en Bourse en ne perdant pas.


Réunion de la FED: Que peut-on attendre du… par BFMBUSINESS

L’automne une saison favorable aux krachs boursiers ?

krachs-boursiersArmé de notre bon sens et surtout de notre pessimisme, nous allons essayer d’appliquer au dernier trimestre 2014 cette philosophie d’aversion au risque. Dès lors en étudiant les PER du marché boursier américain environ à 17, il me semble que c’est un marché qui est proche de son phénix, certains titres du S&P500 s’échangent à 25 fois les bénéfices. Vous comprendrez dès lors que les possibilités de hausse sont faibles, cette assertion peut être faite en regardant de plus près la croissance américaine. En effet pour obtenir 1 dollar de croissance, la Fed injecte 4 dollars de dette, un schéma insoutenable à long terme, dans le même temps les revenus des ménages n’ont pas progressé depuis 2007, tandis que 3,7 millions d’emplois à temps plein ont disparus. Vous comprendrez aisément que dans de telles conditions la demande s’affaiblit de jour en jour, réduisant d’autant les débouchées pour les entreprises américaines. La situation en Europe est tout aussi tendue, la déflation guette, et même l’Allemagne semble reculer au-delà des tensions géopolitiques en Ukraine, et les sanctions contre la Russie, qui est l’un de ses gros clients. Dans de telles conditions on peut se demander si un krach boursier ne guette pas la planète finance, sans vouloir jouer les oiseaux de mauvaises augures, l’automne est historiquement propice aux catastrophes économiques, jeudi noir d’octobre 1929, Krach d’octobre 1987 -22.7% sur le Dow Jones, septembre 2008 crise des subprimes.

Conclusion

Si les mesures prises par les banquiers centraux du monde entier étaient nécessaires pour pallier à la panique bancaire et à la menace d’effondrement de notre système financier. Force est de reconnaitre que l’excès de liquidité déversées sur les marchés financiers ne peut qu’induire des distorsions sur la valeur réelle des actifs boursiers. Dès lors je ne saurais que trop vous conseiller d’être extrêmement prudents sur vos nouvelles prises de positions, en privilégiant les secteurs agricoles, les métaux précieux, le luxe, en définitive de réelles valeurs sures. Si vous êtes positionnés depuis longtemps sur divers indices ou actions ayant bien performés ces dernières années, alors il serait peut-être temps de penser à mettre en place une stratégie de sortie, quitte à rater la dernière hausse.

COMPLÉTEZ CE FORMULAIRE

Un conseiller vous contactera pour vous expliquer comment se positionner sur la bourse.

6 Comments
  1. pastor

    19 septembre 2014 at 16 h 21 min

    C’est vrai que les marchés sont a un des plus hauts historiques, les records sont battus régulièrement sur les marchés US. Le bal des fusacs signifie souvent une fin de cycle, comme on a pu s’en apercevoir lors des derniers krach, il est temps de sortir des marchés à mon avis..

  2. Gunther

    19 septembre 2014 at 16 h 25 min

    Je ne suis pas d’accord, la marge de progression est intacte pour les marchés boursiers même aux usa, l’intervention de Janet Yellen va dans ce sens les taux resteront bas pour un temps considérable comme elle l’a confirmé hier. Il ne faut pas confondre la situation économique et les conditions du marchés. Nous sommes dans un nouveau paradigme ou les fondamentaux n’ont pas de prééminence sur les cours.

    • stephane

      19 septembre 2014 at 16 h 30 min

      tout a fait d’accord avec Gunther, les marchés sont sous controle des banques centrales, l’économie mondiale et la croissance ne peut pas se permettre une hausse des taux sous peine de tuer le peu de croissance que l’on a, la politique de Bernanke et de Yellen est claire favoriser l’effet richesse en augmentant la valeur boursière, je parie pour une hausse des marchés sur le dernier trimestre, certes moins marquée, mais hausse tout de même

  3. Adrien

    19 septembre 2014 at 16 h 35 min

    A tout les bulls, souvenez de la crise de 2008, Janet Yellen ne l’avait pas vue venir de son propre aveu. Je me méfierais donc des niveaux stratosphériques de la bourse US, le potentiel est bien plus intéressant en Europe et même en Russie, car la bourse russe est très bon marché, d’autant plus que les sanctions favorisent la baisse des valeurs russes qui se relèveront obligatoirement, et notamment les valeurs pétrolières, n’oublions pas que la Russie possède 6% de l’énergie pétrole gaz.

  4. Laurence

    19 septembre 2014 at 16 h 42 min

    Vu le rendement des taux obligataires, les investisseurs n’ont pas d’autres alternatives que le marché action pour trouver un peu de rendement. La hausse de la redistribution des dividendes montre que c’est la bonne approche. toutefois il faudra être plus que jamais sélectif dans son stock picking pour profiter des opportunités.

  5. Gagnerdelargent.tv

    11 janvier 2015 at 22 h 08 min

    Bravo, c est un regale de vous suivre

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *