Les analystes financiers ne sont rien d’autre que des voyants

594 vues 3 Commentaires

boule-de-crystal-bourseCe titre provocateur m’est venu après la lecture de nombreux articles traitant de neurofinance, d’analyse technique et voyance boursière. Des sujets éloignés à première vue mais qui relient d’une manière ou d’une autre la sphère de l’investissement financier à l’émotion et à l’imprévisible. De tout temps l’homme a toujours souhaité prédire l’avenir, que ce soit à travers des oracles, ou en étudiant le ciel et les positions des planètes avec l’astrologie. Nous allons voir ensemble dans cet article intitulé « Les analystes financiers ne sont rien d’autre que des voyants » qu’aussi sérieux soit le sujet de l’investissement boursier, il n’en reste pas moins que de nombreux acteurs sont superstitieux, si ce n’est irrationnels. Afin de mettre de l’ordre dans tout cela, des scientifiques et neurologues ont menés de nombreuses expériences afin de mieux cerner les processus de choix des valeurs constituant les portefeuilles boursiers. Certaines de leurs expériences surprenantes mettent en compétition des sujets aguerris à la finance de marché, à de parfaits novices, et plus surprenants à des chimpanzés, avec à la clé des résultats surprenants.

L’analyse technique une pseudo-science ?

Businessman standing in a wall openingLes analystes financiers s’appuient sur trois différents types d’analyses des marchés boursiers. L’analyse fondamentale, qui utilise les informations économiques et financières des agents économiques, l’analyse technique qui n’a recours qu’à l’information trouvée dans l’historique des cours des titres et l’arbitrage (ou valeur relative) qui compare la valeur de différents titres les uns aux autres. Si l’analyse technique remonte dans les années 30 avec Charles Dow et Richard Donchian, aujourd’hui, les systèmes d’analyse technique utilisent de complexes méthodes d’analyses statistiques, basés sur la géométrie fractale ou la théorie du chaos. La course à la modélisation de systèmes cohérents basés sur des systèmes physiques connus, en utilisant par exemple la suite de Fibbonacci fait rage. Les détracteurs estiment que l’analyse technique est une pseudo-science, car s’il est possible à posteriori d’expliquer ou de décrire un graphique de cotation, ceci ne garantit en rien le comportement futur de la courbe, à moins qu’elle ne décrive un système physique. Pour ceux-ci les marchés sont fondamentalement chaotiques et aléatoires, bien qu’il puisse exister épisodiquement des tendances et cycles mineurs tapis dans ce chaos. Ce qui fait dire à Warren buffet « Se servir de courbes pour prédire le futur d’un marché est comme essayer de prédire la face d’une pièce jetée en l’air d’après une séquence antérieure de piles ou faces.».

Hasard des prédictions financières, voyance, et chimpanzés

chimpanzé-affairesDes chercheurs américains ont mené une expérience singulière visant à évaluer le rôle du hasard en bourse et dans les performances des produits financiers vendus au grand public via les réseaux bancaires et autres sociétés de bourse. Un remake d’une expérience menée par le Wall street journal ou un chimpanzé « choisissait » des actions, la performance de ce portefeuille simiesque était ensuite comparé à celle de traders émérites. Cette fois les protagonistes furent une fillette de 5 ans, un analyste financier, et un voyant astrologue. La petite fille effectua son choix en tirant au hasard des valeurs dans une boite remplie de papier avec le nom des actions dessus, l’analyste selon ses méthodes d’analyses techniques et fondamentales, et le voyant en fonction de la position des planètes. Au terme de cette expérience menée sur un mois boursier, contre toute attente le vainqueur fut la fillette, ce qui d’une autre manière consacre le hasard comme meilleur conseiller boursier. Toutefois l’étude tempère les résultats obtenus, et insiste sur le fait que les analystes financiers affichent de meilleures performances dans le monde réel qu’un vivo. Car il ne faut pas sous-estimer la publicité que reçoivent les titres sélectionnés par les stars de l’analyse financière, ni le comportement moutonnier des investisseurs.

Conclusion

Si les analystes financiers ont un avantage indéniable sur les investisseurs amateurs, de par leur accès facilité à une information de qualité, en revanche l’astrologie financière n’a rencontré aucun succès probant. Au contraire, force est de constater que la voyance financière progresse toujours dans les périodes de crise, ou de marasme économique. La Bourse n’est donc pas influencée par les astres, comme le disait M. Mark Curtis, ancien trésorier de la BERD, mais par les voyants ! Celui-ci reconnaissant que ce vénérable établissement avait recours aux astrologues et autres voyants. Le grand économiste anglais Lord John Keynes (1883-1946) disait à qui veut l’entendre « l’essentiel pour un boursier n’est pas de désigner la plus belle fille du concours de beauté mais celle que les autres éliront.». Une pensée à méditer lorsque vous devrez vous constituer votre portefeuille boursier.

COMPLÉTEZ CE FORMULAIRE

Un conseiller vous contactera pour vous expliquer comment se positionner sur la bourse.

3 Comments
  1. François

    19 janvier 2015 at 9 h 52 min

    Article édifiant sur le coté divinatoire du trading, tout le monde y croit mais personne ne veut l’admettre apparemment…

  2. robert

    19 janvier 2015 at 9 h 59 min

    Si madame Soleil se met au trading je me demande bien ou l’on va, ca explique peut etre des positions halucinantes prises par certains traders croyant un peu trop a leur bonne étoile

  3. Alain

    19 janvier 2015 at 10 h 06 min

    Pas surprenant que les analystes recourent aux voyants, même les politiques le font, cf Elizabeth Teissier, ou les sportifs hyper superstitieux et friands de marabouts et arts divinatoires

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *