L’enfer chinois

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Jusqu’où iront les Bourses chinoises ? Jeudi 7 janvier, il n’aura fallu que 20 minutes pour que les bourses de Shanghai et Shenzhen ferment  leurs portes. Dans un scénario quasi identique à celui de lundi, le “coupe circuits” s’est activé après un recul de 7,21% de l’indice CSI300 des principales valeurs cotées en Bourse, tandis que l’indice composite de Shanghai dévissait de 7,32 %.

Toutes les Bourses dans la tourmenteLes bourse chinoises s'effondrent

L’inquiétude s’est exportée sur les autres places financières. A Tokyo, l’indice Nikkei était en repli pour la quatrième séance consécutive avec une baisse de 2,33%, tandis que la Bourse de Hong Kong abandonnait 3%.  L’Europe n’était pas en reste. En début de séance, Paris reculait de 3% avant de se ressaisir pour finir à -1,72%. Depuis le début de l’année, le Cac 40 a perdu 5%. La Bourse de Frankfurt accusait pour sa part une baisse de 2,71%.

Wall Street ouvrait jeudi en forte baisse. Le Dow Jones perdait 2.32% et le Nasdaq 3%. Comme le prévoyait les experts, le chinois Alibaba, coté Bourse de New York perdait  5,9% à 72,72 dollars. 

Suspension du système de court-circuits chinois

Les causes de l’embrasement d’hier ?  La baisse du cours pivot de la devise chinoise à 6,56 yuans pour un dollar, son plus bas depuis mars 2011.  La décision de la banque centrale chinoise a été l’étincelle qui embrasé les marchés. Les investisseurs redoutent de plus en plus les interventions des autorités jugées erratiques et dont les messages sont de plus en plus difficile à interpréter.

Hier, devant l’ampleur de la crise boursière, le gouvernement a du revenir en arrière sur une mesure phare prise en fin d’année dernière. Le mécanisme de court-circuits mis en place par les autorités pour éviter une trop grande volatilité a révélé ses effets pervers. Prévu pour se déclencher dès que la baisse est supérieure à 5%, il poussait les actionnaires à vendre au plus vite avant que ce seuil ne soit atteint. Les autorités ont décidé de le suspendre.

Des doutes sur l’économie

Les doutes concernant les réalités du dynamisme de l’économie chinoise apparaissent. Si le gouvernement mise toujours sur une croissance supérieure à 6% en 2016, de nombreux experts s’interrogent sur les prévisions officielles et rappellent que la Chine n’est pas un pays libre, ni politiquement, ni économiquement. L’institut Xerfi, pourtant très mesuré, n’hésite plus à s’insurger de ce qu’il considère comme de la pure propagande économique.

Cet été, en se fondant sur des indicateurs alternatifs, comme la consommation d’électricité, le fret ferroviaire et les crédits bancaires, Natexis a estimé la croissance de la Chine à 2% pour l’année 2015. On est très loin des 7% de croissance annoncées officiellement. 

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