La méthode Buffet pour choisir les actions les plus sûres

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méthode Buffet pour choisir les actionsL’ombre du Grexit se dessine de plus en plus clairement, comme en attestent les turbulences sur les marchés, avec l’ouverture catastrophique de la bourse de Paris avec un abyssal -5% ce Lundi. Tous les économistes ou presque sont d’accord pour reconnaître que le marché actions et surévalué. Ce qui rend encore plus difficile l’allocation d’actif d’un portefeuille solide. En effet, autant en ce moment les analystes aiment bien fustiger les actions, autant les investisseurs ont un faible pour les actions d’entreprises possèdant beaucoup d’actifs corporels, comme par exemple les valeurs minières aurifères et les titres des sociétés pétrolières et para pétrolières. Je vous propose dans cet article intitulé La méthode Buffet pour choisir les actions les plus sûres de vérifier si la croyance populaire voulant que ce type d’action offre une bonne protection lorsque le billet vert chute.

La méthode Warren Buffett pour choisir ses valeurs

warren-buffettPour répondre à cette question, je laisse la parole à l’oracle d’Omaha, le célèbre investisseur Warren Buffett. En effet, celui-ci dans son allocation d’actifs dans les années 80 alors que l’inflation était galopante prix deux entreprises pour illustrer sa technique de sélection des valeurs boursières. Ainsi, Buffett compare See’s Candies et une entreprise possédant beaucoup d’actifs corporels, appelons-la Oil and Mining Gold Corp, deux entreprises générant un bénéfice identique évalué à 2 millions de dollars. La différence notable entre ces deux valeurs c’est que See’s possède relativement peu d’actifs corporels pour environ quatre millions de dollars. Le cours de l’action représentant une valorisation de 25 millions de dollars. En revanche, Oil and Mining Gold Corp. possède 18 millions de dollars en actifs corporels nets pour soutenir ses opérations. En calculant les rendements par rapport à ses actifs, la valorisation de celle-ci n’est que de 18 millions de dollars, ce qui représente plus ou moins le montant de ses actifs corporels. En s’appuyant sur un scénario d’inflation multipliant les prix par deux, ces deux firmes doivent viser un objectif pour leurs bénéfices multiplié par deux lui aussi afin de rester synchronisé avec l’inflation. Warren Buffett estime que, “cela ne semble pas être bien compliqué : il suffit de vendre le même nombre d’unités au double du prix et, en supposant que les marges bénéficiaires restent inchangées, les bénéfices doivent également doubler”.

L’inflation met sous pression le rendement des actions

sees-candiesAinsi comme nous venons de le voir les deux entreprises devront également doubler leur investissement en actifs corporels. Comme l’écrit Buffett : “Les deux entreprises devront probablement doubler leur investissement nominal dans les actifs corporels nets puisque c’est là le genre d’exigence économique que l’inflation impose généralement aux entreprises, qu’elles soient bonnes ou mauvaises… Tout cet investissement qu’exige l’inflation ne produira aucune hausse du taux de rendement. Si l’on compare le niveau d’investissement supplémentaire pour atteindre l’objectif de bénéfice, alors pour See’s candies, cela se traduit par un investissement supplémentaire de 4 millions de dollars. Pour Oil and Mining Gold Corp., cela signifie un investissement supplémentaire de 18 millions de dollars. Ce simple calcul a convaincu Buffett de payer 25 millions de dollars pour acquérir See’s candies. Après cette période d’inflation, See’s “pourrait valoir 50 millions de dollars si elle est valorisée sur la même base qu’à l’époque de notre achat”. C’est exactement ce qui s’est passé ce qui a permis à Warren Buffett d’engranger 25 millions de dollars, sur cette simple opération. Pour les investisseurs ayant préféré Oil and Mining Gold Corp, le rendement a chuté de façon drastique, car pour maintenir les mêmes objectifs de bénéfices celle-ci à du porter la valeur de ses actifs corporels nets à 36 millions de dollars.

Ce qu’en pense un autre grand investisseur John Maynard Keynes

keynesC’est un concept difficile à saisir pour de nombreux traders et investisseurs, comme le reconnaît Buffett : “Pendant des années, le consensus estime toujours que la meilleure protection contre l’inflation était les entreprises riches en ressources naturelles, usines, machines ou autres actifs corporels (‘In Goods We Trust’). Cela ne marche pas ainsi. Les valeurs détenant beaucoup d’actifs corporels fournissent de faibles taux de rendement, ne disposant pas du capital suffisant pour financer ses besoins inflationnistes, ni pour la croissance réelle, et encore moins pour les dividendes des actionnaires ou pour leur croissance externe”. Pour citer un autre grand investisseur, John Maynard Keynes : “la difficulté n’est pas de comprendre les idées nouvelles mais d’échapper aux idées anciennes”. En période d’inflation, l’entreprise idéale est celle qui a) peut augmenter ses prix facilement et b) ne nécessite pas d’investissement dans beaucoup d’actifs

Conclusion

Dans un environnement de dévaluation compétitive nécessaire dans un contexte de guerre monétaire, c’est les valeurs ne possédant que très peu d’actifs corporels qui possèdent les meilleures chances de maintenir leurs bénéfices. Ce qui dit autrement signifie que, la dépréciation monétaire favorise les entreprises légères en actifs corporels.

 

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