Pourquoi la dette française peut vous faire perdre votre épargne

948 vues Laisser un commentaire
didier migaud

La plupart des pays occidentaux sont aujourd’hui largement endettés, malgré les cures d’austérité, l’action des banques centrales des déficits publics et les dettes souveraines sont loin d’être endiguées. Le risque de défaut existe bel et bien, et le scénario catastrophe est envisagé par de nombreux analystes. Un défaut de paiement sur la dette française signerait la ruine de quasiment la totalité des épargnants français, car dans tous nos produits de placement nous avons de la dette souveraine. Les Français sont particulièrement exposés puisque leur produit d’épargne préférée reste l’assurance vie qui est largement investie dans de la dette publique française (OAT) mais aussi celle des pays européens ainsi que des États-Unis.

L’état de la dette en France est préoccupant

didier migaudC’est le constat de la Cour des Comptes qui de l’aveu même de son président Didier Migaud estime que la France se trouve dans une situation inquiétante au regard du volume de sa dette publique, et ce d’autant plus que les différentes politiques menées afin de réduire sa taille n’ont pas eu les effets escomptés. Dans l’optique d’une remontée probable des taux d’intérêt si la croissance venait à être confirmée en 2014 le surcoût estimé pour le service de la dette (50 milliards d’euros par an actuellement) pourrait être de 2 milliards d’euros pour une hausse de 1 % des taux d’intérêt. Le niveau de dette de la France est estimé à 93 % du PIB soit près de 2000 milliards d’euros, soit un déficit d’environ 4 % sur le produit intérieur brut.

Faillite bancaire au tournant

Christine_LagardeNous vivons actuellement un tournant en ce qui concerne le traitement des effets de la crise financière de 2008. Le coup d’envoi a été donné par la note de service émise par le FMI, et sa présidente Mme Christine Lagarde suggérant de mettre à contribution les créanciers privés afin de sauver le système financier mondial, et désormais se sont les réunions qui se succèdent dans la zone euro pour mettre en place l’union bancaire. Un dispositif visant à couper le cordon ombilical entre dettes souveraines et dettes bancaires qui devaient être mis en place en 2018 devrait s’appliquer en 2016 au grand soulagement des Allemands ayant pesé de tout leur poids dans les négociations pour avancer la date du grand « Bail in » européen. Sans ces mesures drastiques d’après le SIFIs (Systemically Important Financial Institutions) ce ne sont pas moins de 29 établissements bancaires qui présentent un risque systémique avec notamment les deux plus mauvais élèves le crédit agricole et la Deutsche Bank avec des leviers respectifs tournant aux alentours de 80 %, suivi par la Barclays avec 70 %, BNP Paribas 60 %, et la société générale 50 %.

Pourquoi pas un scénario comme à Chypre : taxation des comptes bancaires

C’est un secret de polichinelle, mais les instances dirigeantes européennes pensent de plus en plus à la taxation des comptes bancaires comme cela se fait à Chypre afin de renflouer les pertes abyssales du système bancaire mondial. La note technique parue par le FMI mais cette possibilité sur la table afin de sauver une fois pour toutes notre système financier. Il semblerait que l’on se dirige vers ce type de solutions qui visent à taxer les comptes positifs des PME et particuliers au-delà des 100 000 € pour un montant d’environ 10 %.

L’inflation nous guette : perte de l’épargne

L’inflation qui fait que les prix augmentent, comme vous pouvez vous en douter à un effet néfaste sur vos économies. En France l’inflation est évaluée par l’Insee (Institut national de la statistique et des études économiques) au moyen de l’IPC (l’indice des prix à la consommation) l’outil de mesure officielle sur lequel l’État s’appuie pour revaloriser le SMIC. Si dans certains cas l’inflation peut être positive notamment par l’augmentation des salaires, elle peut aussi mettre sous pression votre épargne. Puisque mécaniquement le montant de votre épargne ne vous permettra plus d’acheter la même valeur de biens. Toutefois si une inflation galopante est une catastrophe pour l’économie, la déflation est une menace tout aussi sérieuse à prendre en compte. C’est d’ailleurs un péril qui plane au-dessus de la zone euro, avec un taux d’inflation à son plus bas historique à 0,8 %.

L’immobilier peut s’effondrer avec l’économie

immobilier economieLa morosité du marché immobilier devrait persister en 2014, d’autant plus que la reprise économique tant attendue traîne des pieds et reste plutôt faible, alors que dans le même temps les taux des crédits immobiliers devraient légèrement être en hausse comme vous le voyez sur ce site : kredity.com. En effet le secteur immobilier est fortement lié à la vigueur de l’économie comme nous avons pu le constater au cours des 24 derniers mois avec une baisse de près de 20 % des volumes de vente dans l’immobilier ancien. D’où le pessimisme pour l’année 2014 puisqu’en général la baisse des volumes précède celle des prix. Sans vouloir jouer les oiseaux de mauvais augure on se souviendra que la crise financière de 2008-2009 avait pour origine l’effondrement du marché immobilier aux USA. Même à Paris la correction des prix se fait sentir (-3,9 % d’après Century 21) une première depuis une quinzaine d’années, et lorsque l’on regarde par secteur, l’immobilier du luxe accuse une décote des tarifs pouvant atteindre 20 %.

prix au metre carré

Investissez sur les marchés mondiaux

La performance sur les marchés financiers n’a pas de frontières, l’engouement ces dernières années des investisseurs sur les marchés émergents bien que celui-ci ait été refroidi lors de l’évocation d’un « Tapering » de la FED en septembre, ne doit pas vous faire perdre de vue que ce sont les pays qui disposent des plus forts taux de croissance. Sans pour autant exposer la totalité de votre portefeuille aux sociétés du BRIC, je vous suggère d’en détenir quelques valeurs à condition que celle-ci affiche des bilans solides et des niveaux de rentabilité élevée. Vous pouvez tout aussi bien investir sur des sociétés américaines ou européennes ayant de larges débouchées dans les pays émergents. Si vous ne le souhaitez pas pour diverses raisons, ou que vous ne pensez pas posséder l’expertise de procéder à un tri efficace des valeurs à suivre, sachez que vous pouvez investir dans des fonds d’actions spécialisés dans les marchés émergents, ou même des fonds d’obligations investies dans ces pays.

COMPLÉTEZ CE FORMULAIRE

Un conseiller vous contactera pour vous expliquer comment se positionner sur la bourse.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *