L’euro peut-il sortir vainqueur de la guerre monétaire ?

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la guerre monétaire Peu d’analystes et experts financiers s’aventurent à expliquer le comportement erratique des marchés boursiers. En effet, les soubresauts que nous avons pu constater sont dus à une guerre monétaire qui a commencé il y a déjà cinq ans en 2010. De nombreuses théories s’accordent pour dire que c’est une situation exceptionnelle, et que les épisodes de guerre monétaire ne sont pas la norme, toutefois lorsque le monde se trouve dans cette situation celle-ci peut perdurer une quinzaine d’années, voire plus. Pour autant, bien que les signes soient nombreux, la presse spécialisée et les médias de masse commentent nombre d’informations économiques comme étant les effets de décisions politiques, alors qu’il n’en est rien. Pour exemple lorsque la banque centrale du Japon lance sa politique d’affaiblissement du yen, les journalistes qualifient cela comme étant une nouvelle guerre économique, alors qu’en réalité c’est une autre étape d’une guerre acharnée et continue depuis cinq ans. Découvrez dans cet article si l’euro peut-il sortir vainqueur de la guerre monétaire ?

Les guerres monétaires expliquent parfaitement l’état du marché actuel

quantitative-easingLes théories validées par l’observation des chercheurs sur les mécanismes de marché lors d’une guerre monétaire expliquent parfaitement ce qui se trame à l’heure actuelle dans l’économie mondiale. Une de leurs particularités comme nous l’avons vu précédemment concerne la durée d’une guerre monétaire, ainsi il y a fort à parier que d’ici un an ou deux nous soyons encore en train de débattre sur ses effets sur les marchés financiers. Avant de démonter quelques mythes sur une guerre des taux de change, il faut d’abord se demander ce qu’est une guerre monétaire, et quels sont les éléments pouvant la déclencher. En règle générale, une guerre monétaire éclate quand il n’y a pas assez de croissance économique mondiale pour répondre aux obligations de toutes les dettes souveraines. En d’autres termes, lorsque la croissance est en berne, croissance qui représente la capacité à rembourser par rapport aux fardeaux de la dette, alors les ennuis commencent. En effet, des lors que la croissance est suffisante, peu importe si certains pays essaient de rendre leur taux de change un peu meilleur marché pour encourager les exportations. C’est quantité négligeable pour s’en préoccuper dans ce contexte. Mais lorsqu’il n’y a pas assez de croissance, la Fosse aux lions est ouverte, se battant comme des affamés pour s’accaparer la plus grande part d’une proie rétrécissant comme peau de chagrin.

Pourquoi les banques centrales veulent une inflation à 2% ?

Pourquoi les banques centrales veulent une inflation à 2En fait, la guerre monétaire actuelle est l’un des facteurs les plus prégnants sur l’économie mondiale. Aujourd’hui, tout le monde s’intéresse aux parités entre les principales devises parce que c’est un moyen soit de promouvoir les exportations, soit d’importer de l’inflation sous forme de hausse des prix à l’import. Il ne faut pas oublier que lorsqu’un pays abaisse son taux de change, les citoyens de ce pays doivent payer plus pour les biens importés. Les États-Unis, par exemple, sont un importateur net. Ils achètent plus de l’étranger qu’ils ne vendent. L’impact immédiat d’un dollar meilleur marché est donc d’augmenter le coût de ce qu’achètent les Américains. Si les États-Unis abaissent le taux de change du dollar, ils importent de l’inflation, ce qui est exactement ce que souhaite la Fed. la dépréciation de la monnaie vise à encourager les exportations, ainsi pour le constructeur aéronautique américain Boeing Aircraft, qui traite des gros montants un dollar moins cher aide Boeing à vendre un peu plus d’avions, celui-ci étant en concurrence avec Airbus du groupe EADS européen, avec une entreprise brésilienne, Embraer, et un avionneur canadien, Bombardier. En théorie, ce gain de compétitivité lié au change devrait, et créer des emplois et de la croissance aux États-Unis. Toutefois, la plupart de ces avantages sont en trompe l’œil. Cela est extrêmement tentant pour un dirigeant politique qui peut alors asséner à qui veut l’entendre :  » une devise bon marché est importante car elle permet d’embaucher et de réduire significativement le chômage« .

Conclusion

Le bon sens nous indique que l’on est plus riche avec une monnaie forte parce que cela attire le capital de l’étranger. Les gens veulent investir dans une zone de monnaie forte et ce sont ces entrées de capital et ces investissements qui créent en fait des emplois. La réalité des politiques des banques centrales est de favoriser l’inflation plus que l’emploi, tout en promettant de pouvoir relancer la croissance. C’est la raison pour laquelle, on peut voir de plus en plus de pays à travers le monde déprécier leur monnaie, en réduisant les taux d’intérêt ou en intervenant sur les marchés.

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