German bund – ça me plait cette baisse

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Un peu à l’image de l’analyse précédente, ce qui se passe sur le bund depuis ces dernières semaines, c’est tout simplement une panique du marché obligataire. En effet, la Grèce pourrait faire défaut sur sa dette ce qui aurait comme influence de faire peter les taux des emprunts obligataires à la hausse.

Pour l’histoire, quand le taux d’une obligation monte, sa valeur faciale diminue.

eurobund

 

On suit la même théorie de Dow que dans l’analyse précédente, et ça nous donne une baisse jusqu’à 149 pour le 22 juin, donc PUT Bund échéance 22 juin 12h00

Dans une mesure fondamentale…

Juste pour se remémorer un peu de l’année 1994, qui fut un krach obligataire :

Le 4 février 1994, la Fed mettait donc fin à l’ère du crédit bon marché par un léger relèvement… qui sera suivi par d’autres. En l’espace d’un an, le taux au jour le jour (Fed Funds) doublait, passant de 3 % à 6 % en sept étapes.

L’effet fut inverse de celui attendu et provoqua un krach obligataire : en agitant le spectre de l’inflation sans la combattre immédiatement, la Fed déclenchait une remontée des taux à long terme des deux cotés de l’Atlantique.

Aux Etats-Unis, ce retournement prenait à contre-pied les intervenants sur le marché obligataire, causant parfois des pertes à l’image de celles du comté d’Orange en Californie, l’un des plus riches du pays, qui fit faillite.

L’onde de choc toucha l’Europe où les pays les moins « vertueux » ayant des déficits publics ou une dette trop élevés, comme l’Espagne, l’Italie ou la Suède ont payé un lourd tribut. La France a aussi été pénalisée et l’écart s’est creusé avec l’Allemagne sur les taux à long terme : près de 200 milliards de francs de capitaux étrangers placés en obligations ont quitté le marché français en 1994.

Les conséquences ont été beaucoup plus graves pour les pays émergents, qui avaient bénéficié, jusqu’en 1994, des largesses de la Fed. Ils avaient connu un afflux de capitaux, car ils offraient des rendements à court terme très supérieurs à ceux des Etats-Unis.

Le premier touché fut le Mexique. Pour avoir financé un déficit grandissant de ses comptes courants avec des capitaux à court terme qui sont repartis vers les Etats-Unis à la première alerte, ce pays connut alors une grave crise de liquidités. La crise a démarré le 20 décembre par une dévaluation du peso. La défiance s’est répandue en Amérique latine considérée comme une zone à haut risque.

L‘ »effet tequila » a été suivi par une grave crise de liquidités en Argentine comme au Brésil, qui ont été contraints, pour ne pas remettre en question leur plan de stabilisation monétaire, de soutenir leurs devises. Leurs banques centrales en ont racheté massivement et leurs réserves ont fondu. Conséquence : les crédits ont chuté, entraînant la consommation dans leur sillage.

2015 – Le spectre de la remontée des taux de la FED revient sur le marché obligataire

Et bizarrement nous sommes en 2015, année où notre chère amie Janet Yellen nous informe sans nous en informer vraiment, que le taux directeur de la FED doit être remonté. Un peu comme l’avait fait à l’époque la FED en 1994. On nous informe largement à l’avance de ce que va faire la FED, et en 1994 ils n’ont pas écouté les opérateurs, voilà le résultat. Si on fait la même chose en 2015, c’est que l’on a légèrement rien compris ni rien appris de la superbe leçon de vie en 1994 sur ce marché.

 

 

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Un conseiller vous contactera pour vous expliquer comment se positionner sur la bourse.

2 Comments
  1. Venayre'

    7 juin 2015 at 23 h 21 min

    Nouveau venu

    • Quentin

      9 juin 2015 at 0 h 14 min

      ça fait déjà deux bons mois 🙂 mais oui, j’ai pas encore l’ancienneté de certaines personnes qui rédigent les articles. N’hésitez pas à me poser des questions si jamais vous auriez besoin 🙂

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