EUR/USD – 1,14 avant la FED ?

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Septembre, le mois tant attendu des investisseurs et des traders qui souhaitent savoir ce que va (enfin…) faire la FED quant à ses taux d’intérêts directeurs. En effet, ceux-ci n’ont pas été relevés depuis une bonne décennie. Voici un bref résumé de ce qui s’est passé aux niveaux des conséquences, un rabais ou un relèvement du taux directeur de la FED.

La FED, de 1979 à aujourd’hui

Sans refaire l’histoire des précédentes politiques de taux d’intérêt directeurs aux Etats-Unis, il convient tout de même de rappeler plusieurs épisodes importants et marquants de la politique monétaire américaine.

– Paul Volcker : (1979 – 1987)

Aux Etats-Unis, tout le monde a en mémoire la politique monétaire de Paul Volcker lorsqu’il a pris la tête de la FED en 1979. Ce dernier met rapidement en place un contrôle des réserves non empruntées très proche du contrôle de la base monétaire préconisée par les monétaristes. Ceci se traduit par une hausse massive des taux d’intérêt pour passer à un régime de basse inflation. Si l’inflation est effectivement ramenée de 11% en 1979 à moins de 4% en 1982, le taux de croissance de l’économie lui est passé dans le même temps de 2,5% à -2,2% et le taux de chômage de 5,8 à presque 10%. En 1982, on parle ainsi aux Etats-Unis de la « récession Volcker ».

– Alan Greenspan : (1987 – 2006)

Alan Greenspan décide, après le krach de 1987, de baisser fortement et rapidement les taux d’intérêt directeurs américains. Cette action, conjuguée à un soutien sans faille (en termes de refinancement) aux banques qui se trouvèrent alors en difficulté, permit à l’économie mondiale et aux bourses de surmonter rapidement cette crise financière.
Adepte de taux d’intérêt maintenus au plus bas, dans un objectif de soutien à l’activité économique au cours des dix-sept années qui suivirent, le président de la Réserve fédérale décide cependant de relever de manière continue et par tranche de 0.25% les taux d’intérêt directeurs américains entre 2004 et 2006.

– Ben Bernanke : (2006 – 2014)

Sa politique est simple et transparente : « Deflation : make sure it doesn’t happen here », en d’autres termes, tout faire contre la déflation.
C’est assez impressionnant, mais Ben Bernanke n’a quasiment jamais monté les taux (seulement durant sa première année de mandat sous l’influence de son prédécesseur). Il a, ou baissé les taux de 2007 à 2008, ou les a laissés inchangés entre 2008 et la fin de son mandat. La déflation étant tellement à bannir de son vocabulaire qu’il lance les fameux rachats d’actifs (Qe) à partir de la crise de 2008.

– Janet Yellen (2014 – )

Finalement, l’arrivée de Janet Yellen le 31 janvier 2014 marque (c’est une forte conviction) une ère nouvelle, plus proactive et beaucoup plus dépendante des mandats de la Réserve fédérale américaine.

La FED en septembre 2015

Il est maintenant très probable que Janet Yellen augmente ses taux d’intérêts de manière a tester le marché. Je ne pense pas à une hausse très violente puisque ceci aurait des conséquences financières plutôt graves. Mais je pense plutôt à un relèvement des taux progressifs, pour éviter d’essoufler une économie américaine qui devient de plus en plus prospère et qui sort tout juste de sa crise (réelle).

La FED devrait augmenter le taux directeur à 0,25% en septembre (fort probable), si les marchés financiers montrent à Yellen qu’ils ne sont pas encore prêts à avoir ce taux là, nous le saurons tout de suite et cela sera pour décembre. Maintenant, reste à savoir si Janet Yellen saura résister aux marchés financiers et à leur dure loi d’imposer tout ce qui peut leur nuire.

Impact sur le dollar américain

Les marchés des taux d’intérêt et des devises sont directement liés (sur le moyen terme en tout cas). En effet, la hausse des taux favorise la devise sur laquelle ces taux s’appliquent. Plus globalement, si l’économie d’un pays se normalise (c’est-à-dire que l’on constate un retour de la croissance et des conditions économiques), les investissements vont se multiplier et les taux monter, ce qui est en définitive favorable à la devise d’un pays. Ben Bernanke a prouvé à travers ses actions que pour relancer l’économie des Etats-Unis, il fallait conserver des taux d’intérêt bas et une devise faible pour empêcher un ralentissement des investissements et des exportations.

Cela irait donc dans le sens d’une hausse du dollar a moyen terme, ce qui peut rendre le dollar plus attrayant comme investissement que l’Euro, qui est amené à se déprécier avec le QE.

Techniquement parlant

eurodollar

 

La paire EUR/USD était sur le point de faire une ETE, mais il semblerait que la ligne de cou ait tenu, il faudra donc viser comme premier objectif à la hausse 1,1399 et voir comment le cours va réagir sur le niveau 50 de fibonacci.

Résumé

EUR/USD

Prix actuel : 1,1288

Objectif : 1,1399 (achat)

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