Est-ce le début de la fin de la croissance pour le dragon chinois ?

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bourse shangaiDepuis de nombreuses semaines déjà le regard des investisseurs scrute nerveusement l’Est, en direction de la Chine, plus exactement des places financières chinoises. Alors que certains économistes posent la question d’une possible japonisation de l’économie chinoise. En effet, tous les indices concordent dans le sens de l’entrée en phase d’atterrissage du dragon chinois. L’on a pu assister ces derniers temps à de violents soubresauts à la bourse chinoise, qui toutes proportions gardées dépassent la simple publication d’indicateurs décevants, quant à l’évolution de l’activité industrielle de l’empire du milieu. Il n’en fallait pas plus pour attirer l’attention des investisseurs sur le véritable rythme de croissance de ce pays, connu pour fournir des chiffres particulièrement opaques, si ce n’est fortement retravaillé, ce qui est un doux euphémisme. Je vous propose dans cet article intitulé est-ce le début de la fin de la croissance pour le dragon chinois ? D’obtenir quelques éléments de réponse sur l’état de de la croissance de la deuxième puissance économique mondiale.

La croissance à 7% est mise en doute

actions-2016Pékin a déclaré qu’officiellement sur le second trimestre, la croissance chinoise s’est établie à 7% en glissement annuel. Les analystes ont rapidement souligné le fait qu’il s’agit de son rythme de croissance le plus faible en 5 ans. Notamment lorsque l’on compare ces chiffres avec, les publications mitigées de chiffres d’affaires réalisés par les entreprises occidentales en Chine, notamment l’allemand Volkswagen. En effet, de nombreuses entreprises européennes exportent leurs produits vers la Chine, les Allemands sont les principaux partenaires économiques des chinois en Europe. Ainsi les chiffres ne trompent pas puisque au terme de la saison des résultats semestriels des entreprises, celle-ci a en effet révélé que plusieurs groupes implantés à l’international ont eu une croissance inférieure aux prévisions en ce qui concerne leurs activités en Chine. Ainsi les analystes expliquent que « Les sociétés de biens de consommation courantes (P&G, Colgate Danone…) affichent une solide croissance dans le pays, mais les entreprises industrielles ou des matières premières souffrent clairement de pressions sur les prix plus fortes et d’un net ralentissement de leur activité en volume».

Le marché boursier chinois, ou la spéculation à haut risque

SpéculationPour autant le consensus concernant la santé de l’économie chinoise ne se veut pas alarmiste, car s’il est indéniable que la croissance chinoise a ralenti ces dernières années, il faut reconnaître qu’un rythme annuel de 14 % de croissance chaque année, mène inévitablement à une surchauffe de l’économie avec des investissements risqués. Comme c’est d’ailleurs le cas avec les innombrables villes fantômes construites un peu partout en Chine. Pour autant vu le poids que pèse l’empire du milieu dans l’économie mondiale, et la volonté du pouvoir de Pékin de mener la transition de son modèle économique basé sur l’exportation, vers la demande intérieure. Dès lors, pour de nombreuses sociétés dans le monde, le marché chinois reste une cible privilégiée. La chute vertigineuse de la bourse de Shanghai, offre des possibilités extraordinaires, même s’il faut bien le reconnaître, le manque de transparence, et la vitesse à laquelle les autorités interviennent afin de remettre de l’ordre dans le marché inspirent peu les investisseurs européens, habitués un marché boursier beaucoup moins volatile et plus libre.

Finance casino à la bourse chinoise et déflation japonaise

casino_table2Après une perte vertigineuse de 40 %, survient il est vrai après une hausse de 150 %, les mesures de soutien du gouvernement militent pour un rebond de la croissance rapide, il faut se rappeler que des comptes de trading ont été vendus au rythme de 1 million par mois, à des personnes parfois analphabètes, prenant la bourse pour un casino. Au-delà de cet épiphénomène, pour les analystes financiers la question d’une révision à la baisse durable des projections de croissance en Chine est-elle nécessaire ? D’autant plus que l’on peut se poser des questions sur la véracité des chiffres, comme le souligne de nombreux experts, estimant que le PIB potentiel de la Chine est bien plus faible et en dessous de l’objectif de 7% fixés par Pékin. Si ce scénario se concrétisait, alors ce n’est pas seulement la croissance chinoise qu’il faudra revoir à la baisse au cours des prochaines années, mais bien toute la croissance mondiale.

Conclusion

Les Cassandre estiment que le cas actuel de la Chine et celui du Japon dans les années 1980 sont similaires. Le Japon, extrêmement dynamique il y a une trentaine d’années, au point que son marché financier et son marché immobilier s’étaient envolés, pour entrer en déflation au début des années 90. Avec pour argument si bien la récente trajectoire de la bourse que sur celle des prix de l’immobilier, montés à des niveaux très élevés dans le pays ces dernières années. La Chine va-t-elle payer le prix fort pour sa politique de l’enfant unique en Chine ces dernières années, la population chinoise a commencé à vieillir, tout comme le début des années 90. Or, l’on sait que le vieillissement démographique ralenti lourdement la croissance.

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Un conseiller vous contactera pour vous expliquer comment se positionner sur la bourse.

2 Comments
  1. Fabrice

    10 août 2015 at 10 h 58 min

    ESpèrons que ce ne soit qu’un ralentissement temporaire, car si la chine ralentit qui va nous acheter nos produits excédentaires ?

  2. Alain

    10 août 2015 at 11 h 04 min

    Je ne pense pas que le danger soit pour la Chine , même si elle ralentit, mais plutot pour nous et nos tonnes de dettes

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