Bulle boursière, misez sur le Cash pour survivre au Krach !

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BCEDepuis que les marchés ont intégré l’annonce d’un assouplissement quantitatif par la banque centrale européenne, la majorité des indices boursiers comme le CAC 40 français ou le Dax 30 Allemand ou une progression rectiligne depuis janvier 2015. Deux indices nés le même jour le 1er décembre 1987, avec une valorisation de départ identique 1000 points. D’ailleurs leur niveau actuel sont comparables lorsque l’on prend le Dax 30 et le CAC 40 GR global Return, c’est-à-dire dividendes réinvestis, puisque l’indice allemand est calculé lui aussi dividende réinvesti. Les gérants de fonds et les traders en fonds propres de leur propre aveu déclarent à qui veut l’entendre que les valorisations sur les marchés actions sont insensées. C’est même avec un certain soulagement qu’ils accueilleraient quelque séance de baisse afin de se repositionner. Dans ce contexte, pour un trader particulier investir dans les marchés fortement valorisés par rapport à la situation économique sous-jacente, nécessite une stratégie bien pensée pour éviter de se faire prendre au piège lorsque la bulle éclatera. Nous nous dirigeons à une correction sévère, et un krach boursier inévitable, c’est la raison pour laquelle j’ai intitulé cet article  » Bulle boursière, misez sur le Cash pour survivre au Krach !  »

Les prémices d’une bulle sur les marchés actions en zone euro

bulleAfin de planter le tableau, de cette situation inédite crée en grande partie par l’interventionnisme des banques centrales, il semblerait que les profits aux US commencent à décroitre et ce n’est pas seulement du à l’appréciation récente du dollar US ou de la baisse des prix de l’énergie. Et ce d’autant plus qu’une large part des données économiques américaines ont été décevantes en février. La situation en France est à l’opposé, puisqu’il est vrai que l’action de la BCE commence tout juste à peine, l’information est intégrée par les marchés depuis longtemps. Pour preuve le CAC 40 a pris près de 15 % depuis le début de l’année, et si l’on devait extrapoler ce rythme de progression sur toute l’année vénérable indice de la bourse de Paris clôturerait l’exercice 2015 à + 95 %. Si l’on met ses chiffres en perspective avec le bilan de l’exercice 2014 ayant vu l’indice boursier parisien finir l’année à l’équilibre par rapport aux 19 % engrangés en 2013. Une progression des marchés en si peu de temps s’est produite à deux reprises déjà dans l’histoire, en 1998 et en 2000, une période qui allait se terminer par le Krach des Dotcom.

Le véritable effet des politiques des banques centrales

Krach-BoursierAujourd’hui les économistes reconnaissent qu’ils ont été nombreux à sous-estimer l’impact des politiques monétaires des banques centrales, d’autant plus qu’il y a une confusion sur leur action. En effet ces autorités financières ne sont pas en train d’imprimer de l’argent”, elles fournissent en réalité du crédit à l’industrie financière, de la dette à taux zéro. C’est la raison pour laquelle ses détracteurs estiment qu’elles ne stimulent l’économie. Ce qui a pour effet pour les grandes multinationales d’utiliser ce crédit ont marché abondant pour acheter leurs propres actions et augmenter le montant des dividendes reversés à leurs actionnaires. Le mois de février a battu des records en matière de somme consacrée au rachat de titres. La flambée des prix des actifs est l’autre effet pervers du crédit bon marché, puisqu’il encourage la spéculation et l’imprudence, et n’a aucun effet pour stimuler l’inflation. La dette asphyxie l’investissement réel celui qui produit des emplois et des revenus. Ce qui fait dire à l’ancien gouverneur de la Fed Alan Greenspan : Le plus gros problème de notre économie est un manque d’investissement réel.

Le surplus de liquidités favorise la mauvaise allocation des ressources financières

FEDLes politiques monétaires d’abondance de liquidités ont toujours encouragé les bulles au détriment d’une authentique embellie de l’économie réelle. En effet de nombreux économistes estiment que : “Lorsque les investisseurs gérant de fonds sont poussés dans les actifs les plus risqués, les effets des politiques monétaires trop conciliantes peuvent avoir un effet catastrophique en poussant à la spéculation imprudente tout en permettant à des emprunteurs ayant un profil à haut risque de générer de la dette vendue à ces mêmes investisseurs et gérants de fonds sevrés de rendement. Inévitablement les mauvais investissements s’accumulent, et les distorsions de prix sur les marchés financiers apparaissent pour finalement causer un krach boursier, un schéma bien appréhendé qui à conduit à la bulle technologique et celle de l’immobilier en 2007. Il semblerait que de nouveaux tous les ingrédients commencent à être réunis pour qu’une troisième fois en 15 ans une gigantesque bulle en formation ne menace d’éclater. Toutes les bulles éclatent, peu importe que la Fed normalise ses taux directeurs courant 2015, cela ne changera rien au destin de cette nouvelle bulle.

Conclusion

bouee-sauvetageToutes les bulles éclatent. Elles éclatent que la Réserver Fédérale américaine augmente les taux ou les baisse. Elles ont la fâcheuse tendance à éclater d’une manière qui détruit le crédit, mais augmente la valeur du cash. Cette expérience unique de création massive de monnaie pourrait conduire à un curieux phénomène. De nombreux économistes pensent que l’augmentation de la masse monétaire à coup de milliers de milliards de dollars pourrait expliquer le raffermissement du billet vert. Ce qui ferait du dollar un actif inestimable puisque toute la dette créée disparaîtrait, laissant le cash triompher comme valeur ultime.

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2 Comments
  1. Alain

    10 mars 2015 at 11 h 08 min

    Si l’on est pas encore dans une bulle, cela y ressemble fort, la prudence est donc de rigueur en étant encore plus discriminant lors de son stock picking

    • Quentin

      10 mars 2015 at 13 h 31 min

      Je ne pense pas qu’on y soit arrivé au niveau BULLE, mais c’est sur, une petite respiration comme en octobre dernier ne ferait pas de mal.

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