Actions, devises, matières premières, et Q.E …Quelles perspectives pour 2015 ?

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020ae9ec6726df689c7110d58fb05852En matière d’allocation d’actifs sur les marchés boursiers, il est essentiel de garder l’esprit ouvert afin d’explorer les perspectives offertes pour 2015. D’autant plus que cette année la banque centrale européenne a annoncé la mise en place d’un assouplissement quantitatif de 1140 milliards d’euros étalés sur les 18 prochains mois. Cet excès de liquidité, s’il fournit de nombreuses opportunités notamment sur les marchés actions, induit aussi des risques d’allocation d’actifs pouvant créer des bulles sur le marché, et donc de l’instabilité. En effet, de nombreux experts financiers estiment qu’en réalité l’année 2015 a commencé, en octobre 2014. Je m’explique, nous avons été témoins durant le mois d’octobre 2014 d’un phénomène inédit sur les marchés, puisque suite à ce mini krach boursier ayant fait perdre près de 10 % aux principales places financières mondiales, il aura fallu que trois semaines au marché boursier pour effacer leurs pertes. Si les raisons de cette correction, sont le manque d’intervenants sur les marchés ainsi qu’un assèchement des liquidités, l’excès de liquidité provoquée par le cul le de la BCE, risque pour sa part de générer une forte volatilité sur les marchés en 2015. Rassurez-vous chers lecteurs je vous propose d’y voir plus clair dans cet article intitulé Actions, devises, matières premières, et Q.E … Quelles perspectives pour 2015 ?

Les actions, encore les actions, toujours les actions

Marches+la+crainte+d+un+krach+obligataire+revient+planer+sur+les+marches+583422Les différentes politiques monétaires conduites outre-Atlantique ou en Europe, font que les marchés actions resteront encore pour la troisième année consécutive, l’investissement boursier offrant les meilleurs rendements. Même si les stratégistes des plus grandes banques d’investissement comme Goldman Sachs préviennent que les gains en 2015 ne seront pas du même niveau qu’en 2013 et 2014. Les lecteurs habituels du blog savent parfaitement que les niveaux de valorisation sur les bourses américaines, en battant record jours après jour. Les analystes sont donc nombreux à préférer une allocation d’actifs sur les marchés européens, ainsi qu’au Japon qui devrait profiter plus largement de la baisse pétrole, et de la dépréciation du yen. En Europe, ce sont les valeurs bancaires qu’il faudra privilégier en 2015, puisque les bénéfices devraient être de retour dans le secteur financier. Les valeurs cycliques sont aussi un secteur qu’il faudra surveiller afin de profiter d’une manière détournée de la baisse de l’euro face au dollar, une baisse qui devrait se poursuivre, porté par l’assouplissement quantitatif de la banque centrale européenne.

Le Forex théâtre d’une guerre monétaire impitoyable

4devisesSur le marché du Forex, les événements s’accélèrent, la baisse drastique de l’euro, ainsi que de la monnaie japonaise font planer un sentiment des guerres monétaires larvées. Pour le plus grand profit du dollar qui sort renforcer par rapport aux principales monnaies. Le risque en Europe d’une sortie de la Grèce, signifierait probablement un effondrement de la monnaie unique, sous la pression des obligations gouvernementales des pays périphériques. Les négociations entre le gouvernement grec mené par le sémillant Yanis Varoufakis, et l’eurogroupe, en cas d’échec pourrait créer un précédent fâcheux, notamment avec les prochaines élections en Espagne, dont les sondages donnent gagnant le parti politique contre l’austérité Podemos. Le récent épisode, de l’abandon du take par la BNS banque nationale Suisse a cruellement rappelé à de nombreux investisseurs privés comme institutionnels que le Forex est un marché très rentable mais à haut risque. 2015 sera l’année de tous les dangers sur le marché des devises.

Les producteurs de matières premières, grands perdants

matières-premières-telephonesonneLes matières premières risquent d’être les grandes perdantes de l’année 2015, notamment suite à la baisse drastique des cours du pétrole. La pression est donc sur les pays émergents tirant une grande part de leurs revenus dans la vente des matières premières, les analystes surveillent particulièrement la situation du plus gros consommateur mondial, la Chine. Si l’on assistait à une baisse encore plus prononcée des matières premières, les pays émergents se verraient pris entre le marteau et l’enclume. En effet, une baisse prolongée des matières premières profiterait essentiellement au pays industrialisés, notamment les États-Unis dont la croissance et anticiper aux alentours de 4.5 %. La réserve fédérale américaine se verrait alors obligée d’augmenter ses taux directeurs, ce qui signifierait une surcharge non négligeable pour les budgets de ces pays émergents. C’est la raison principale, d’une grande prudence dans l’investissement sur ces marchés.

Conclusion

Plus que jamais ce sont les États-Unis la locomotive économique mondiale tirant la croissance vers le haut, pour autant il semblerait qu’en 2015 la zone euro retrouve de son dynamisme, contrairement aux BRICS pénalisé par la chute des matières premières. Dans ce contexte, les actions de la zone euro (valeurs bancaire et cyclique), et dans une moindre mesure outre-Atlantique sont des actifs séduisants, sur le Forex on privilégiera une hausse du dollar porté par une croissance économique solide grâce à la ré industrialisation rendue possible par la nouvelle dépendance énergétique des USA et la faiblesse des coûts salariaux.

 

 

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